Vanessa Miranville publie sa déclaration d'intérêts

La maire de la Possession joue la transparence sur ses revenus, au-delà même de ce que la loi impose, en terme de publicité. Va-t-elle être imitée ?
Les Possessionnais peuvent ainsi prendre connaissance depuis hier sur le site de la mairie, qu'en temps qu'enseignante agrégée du second degré, le traitement de celle qui est devenue leur maire était de 1.678 euros net mensuel juste avant son élection.
Celle qui n'était alors que candidate s'était elle-même placée en travail à mi-temps pour se dégager du temps pour la campagne puisque sur la période des cinq dernières années, Vanessa Miranville indique avoir perçu (en temps partiel 80% cette fois) un traitement beaucoup plus significatif de 2.998 euros net. Depuis sa demande de mise en disponibilité auprès de la fonction publique, l'élue ne touche désormais plus aucune rémunération du ministère de l'Education comme le prévoient les textes de la fonction publique.
La jeune élue ne déclare aucune autre activité susceptible d'entrer en conflit avec la fonction élective qu'elle occupe désormais.
Rappelons que ce souci de transparence est parti de la déflagration de l'affaire Cahuzac. Ce séisme a eu le mérite de provoquer le vote d'une loi relative à la transparence de la vie publique en octobre 2013. Quelques mois plus tard, le gouvernement créait la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. La HATVP est chargée de collecter la déclaration d'intérêt et la déclaration de patrimoine des représentants de la République.
Le site de la Haute Autorité est encore incomplet
Si les déclarations des députés et des sénateurs avaient été désignées comme un pré-requis absolu suite à ce scandale, cette transparence est allée frapper à la porte des élus locaux, selon certains critères. Les maires des communes de plus 20.000 habitants ainsi que les adjoints aux maires des communes de plus de 100.000 habitants doivent par exemple se prêter à l'exercice déclaratif. Avec un peu plus de 30.000 habitants, la maire de La Possession devait remplir ce document.
Les présidents d’établissements publics de coopération intercommunale (disons simplement la Cinor, la Cirest, le TCO, la Civis et la Casud) doivent également s'y soumettre. Leurs vice-présidents aussi, là encore selon une grille de critères.
Pour l'heure, le site de la Haute autorité ne publie que les déclarations des parlementaires, députés européens et ministres. Mais certains élus locaux, sur le territoire national, et donc désormais localement avec La Possession, prennent l'initiative de devancer cette publication officielle. Rappelons enfin que contrairement à la déclaration d'intérêt, celle du patrimoine n'est consultable qu'en préfecture et sa diffusion condamnable.



