Trois coups de sabre et un pied-de-biche : un homme jugé trois fois pour des violences avec armes

À La Possession, une dispute a éclaté entre deux dalons dans un bar. L’un d’eux, Romain B., est jugé pour des violences avec armes, après avoir asséné plusieurs coups de sabre.
Pourquoi le ton est-il monté entre ces deux amis ? Mercredi 7 octobre, dans un bar de La Possession, une bagarre éclate. D’un côté, Romain B. et de l’autre, son ami de longue date. D’après les témoins, l’altercation a pris une tournure violente après que la victime a menacé le prévenu avec une bouteille.
Résultat : après avoir été séparé, Romain B. est parti chez lui en quête d’un pied-de-biche. Mais en revenant pour en découdre, il trouve un sabre caché dans des herbes et s’en saisit également.
Armé, il s’en prend donc à son dalon, lui assénant trois coups avec l’arme blanche, avant de le frapper avec le pied-de-biche ramassé chez lui.
Pas vraiment de souvenirs de la soirée
C’est dans ces conditions que Romain B. est présenté en comparution immédiate ce lundi 12 octobre. En remontant le fil de la soirée, le jeune homme est interrogé sur les faits. Mais son récit est plus que lacunaire, dû, selon lui, à sa forte consommation « d’alcools forts et de bières ».
En tout cas, il ne remet pas en cause les faits qu’on lui reproche. Il explique se souvenir de la victime essayant de lui porter un premier coup. Cette dernière, présente à l’audience, porte encore les marques de l’agression. Elle a écopé de 13 jours d’ITT.
Un casier judiciaire déjà conséquent
L’avocate de la partie civile estime que Romain B. aurait pu être jugé pour « tentative de meurtre ». Pour son client, encore traumatisé par l’agression, elle demande des dédommagements à hauteur de 5 000 euros.
L’accusation rappelle le passé de l’agresseur présumé : 7 mentions à son casier judiciaire, trois pour des violences avec armes (bouteille, cutter)… et cette troisième fois avec un pied-de-biche et un sabre : « Si ça continue, qu’est-ce que ça sera demain ? » Elle estime que les faits sont amplement caractérisés et requiert une peine de 3 ans d’emprisonnement, dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire, assortie d’un mandat de dépôt.
« Ce n’est pas le parcours d’un homme violent, mais celui d’un homme malade »
La défense de l’intéressé tient à rappeler qu’en aucun cas, les faits ne sont contestés. Mais elle rappelle que son client n’est pas à l’initiative de l’altercation. « Ce n’est pas le parcours d’un homme violent, mais celui d’un homme malade. » Elle fait ici référence à la consommation excessive d’alcool de Romain B., qui, il y a 5 ans, avait fait une cure.
La robe noire ajoute qu’il est parfaitement inséré dans la société, possédant des diplômes et ayant officié dans plusieurs jobs, mais que, quand il se retrouve au chômage, son penchant pour la bouteille revient. Elle plaide pour une peine mixte avec l’aménagement de la partie ferme.
Après délibération, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet : en conséquence, Romain B. est condamné à une peine de 3 ans d’emprisonnement, dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire, et file à la case prison.


