"Qu’il soit jugé comme un adulte", demande le père de Shana au procès en appel de l’assassin présumé de sa fille

Confronté pour la deuxième fois à l’assassin présumé de sa fille, Mickaël Alicalapa ne comprendrait pas que ce dernier bénéficie d’une atténuation de peine, après avoir écopé de la sentence maximale en première instance.
Une fois de plus, les proches de Shana doivent être confrontés au récit insoutenable de la mort de la lycéenne dionysienne. Et une fois de plus, ils doivent croiser le regard des deux adolescents à l’origine du guet-apens tendu à cette jeune fille décrite comme « une perle. »
Présent au procès en appel de l’assassin présumé de sa fille qui s’est ouvert lundi 12 octobre, Mickaël Alicalapa a suivi avec appréhension cette première journée de débats.
"Il mérite le maximum"
Lors du premier procès, il avait simplement souhaité que l’accusé écope « de la peine maximale », ce qui avait été le cas avec une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle. Mais comme l’affaire est rejugée dans son intégralité, il redoute que la cour d’assises d’appel ne fasse pas la même lecture du dossier.
En première instance, l’excuse de minorité avait été levée compte tenu de la gravité des faits et de la personnalité de l’accusé. La cour avait également écarté l’hypothèse d’une « altération du discernement » soulevée par la défense.
« C’est difficile d’être là, c’est compliqué. Mais on va faire ce qu’il faut pour qu’il prenne le maximum, il le mérite », souligne le père de Shana, estimant que l’accusé « doit être jugé comme un adulte et pas comme un adolescent. »
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"Il reste neutre et n'a rien à dire"
Pour Mickaël Alicalapa, l’accusé « savait très bien ce qu’il faisait, il n’était pas fou », affirme-t-il au terme d’une première journée d’audience éprouvante, marquée par l’audition de la coauteure du crime depuis l’établissement pénitentiaire pour mineurs où elle purge sa peine dans l’Hexagone. « Elle a lâché quelques détails qu’on n’avait pas eus au premier procès », indique-t-il sans plus de précision.
Quant à l’accusé, il a visiblement écouté les premiers interrogatoires sans manifester la moindre émotion. « Il reste neutre, il n’a rien à dire, un peu comme la première fois », observe ce père meurtri et toujours plongé dans l'incompréhension du déchainement de violence subi par sa fille.
L’audience se poursuit ce mardi avec l’audition des parties civiles.


