Saint-André : Jean-Marie Virapoullé alerte le préfet après l'avis de la CRC sur le CCAS

La situation financière du Centre communal d'action sociale (CCAS) de Saint-André s'embrase à la suite de l'avis de la Chambre régionale des comptes (CRC) du 2 octobre dernier, qui révèle un déficit abyssal de près de 2,5 millions d'euros. Saisissant de nouveau le préfet, le conseiller municipal d'opposition Jean-Marie Virapoullé monte au créneau pour dénoncer une subvention municipale d'urgence qualifiée de « chèque en bois », pointant des recettes communales qu'il juge fictives.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes, rendu le 2 octobre 2026, jette une lumière crue sur la gestion du CCAS de Saint-André. Les magistrats financiers y attestent d'un déficit s'élevant à près de 2,5 millions d'euros, tout en imposant un plan de redressement strict sur deux ans à cet établissement public présidé par le maire.
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Une situation dénoncée avec véhémence par Jean-Marie Virapoullé, conseiller municipal d'opposition et vice-président du Département, qui rappelle avoir alerté le préfet par le passé et balaie les tentatives de la majorité d'imputer cette responsabilité à la collectivité départementale, absente du rapport de la CRC.
Un plan de sauvetage aux recettes fictives ?
Pour parer à l'urgence, la municipalité a voté le 30 septembre 2026 une subvention exceptionnelle de 2,1 millions d'euros en faveur du CCAS. Une bouffée d'oxygène immédiatement qualifiée de chèque en bois par l'élu d'opposition. Ce dernier affirme que la commune aurait inscrit de manière artificielle près de 400 000 euros de recettes anciennes remontant aux années 2015 à 2023, dont le recouvrement et la justification s'avèrent hautement incertains.
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Pointant en outre un décalage dans la transmission de la délibération à la préfecture, intervenue le 5 octobre soit trois jours après la décision de la CRC, Jean-Marie Virapoullé exige des garanties sur la sincérité de cette mécanique budgétaire. Face au risque de voir le désastre financier du CCAS contaminer les finances de la ville, il a officiellement saisi le préfet de La Réunion le 11 octobre 2026 afin d'obtenir un nouvel examen complet des comptes communaux.


