Arabie saoudite : une frappe sur l’aéroport de Ryad fait au moins 12 morts

L’aéroport international King Khalid a suspendu ses opérations après une attaque au missile, samedi 10 octobre. Selon les autorités saoudiennes, au moins 12 personnes ont été tuées et 309 blessées. La coalition menée par Ryad accuse les Houthis, qui n’avaient pas immédiatement revendiqué cette frappe.
Des ambulances ont afflué vers l’aéroport de Ryad samedi après-midi, tandis que les médecins étaient appelés en urgence dans les hôpitaux de la capitale. Un missile a frappé l’installation vers 15 heures, selon une source diplomatique citée par l’AFP. Des témoins décrivent une explosion suivie de mouvements de panique près du terminal touché.
Le bilan communiqué dimanche par l’autorité saoudienne de l’aviation civile fait état de 12 morts et de 309 blessés, dont certains grièvement atteints. Quatre Saoudiens et deux Bangladais figurent parmi les personnes tuées, ainsi qu’un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais.
Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis l’attentat ayant fait 15 morts à Abha en août 2015.
L’aéroport fermé, des restrictions renforcées
Les opérations de l’aéroport King Khalid ont été suspendues. Plusieurs ambassades ont recommandé à leur personnel d’éviter les lieux pendant une semaine, selon un diplomate occidental. L’ambassade américaine a également soumis les déplacements de ses agents vers les aéroports de Dammam et de Jeddah à une autorisation préalable.
Dans la capitale, le ministère de l’Éducation a annoncé une semaine d’enseignement à distance pour les écoles.
La coalition accuse les Houthis
La coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite internationalement reconnu, attribue l’attaque aux Houthis. Elle dénonce un « crime de guerre » et annonce une réponse ferme. Les rebelles yéménites n’avaient pas immédiatement revendiqué la frappe de samedi.
La coalition a aussi signalé la chute d’un projectile près de l’aéroport de Dammam et l’interception d’un autre au sud-est de Ryad. Les Houthis avaient déjà revendiqué des attaques mercredi et jeudi contre l’aéroport de la capitale. Ces deux journées avaient fait six morts au total.
Washington envisage une intervention
L’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, a dénoncé une grave escalade, en accusant les Houthis. Donald Trump a également condamné l’attaque et annoncé son intention de s’entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Interrogé sur une éventuelle participation américaine à des frappes contre les rebelles, le président des États-Unis a indiqué que cette possibilité serait examinée.


