Gestion côtière, pollution plastique et sécurité maritime : les trois priorités de la Commission de l'Océan Indien à la COP12

Gestion intégrée des zones côtières, lutte contre la pollution plastique, sécurité maritime et financement de l’économie bleue : à la COP12*, la Commission de l'Océan Indien porte plusieurs priorités pour renforcer la résilience de l’océan Indien occidental.
Placée sous le thème "Vers une économie bleue durable dans la région de l’océan Indien occidental pour les populations et la nature : un parcours de 40 ans", la COP12 réunit plus de 500 délégués et marque les quarante ans de la Convention de Nairobi, adoptée en 1985 sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Partenaire privilégié de la Convention, la COI est représentée par une délégation conduite par son Secrétaire général, Dr Ibrahim Norbert Richard. Depuis trente ans, les deux organisations entretiennent une coopération étroite, notamment à travers plusieurs projets régionaux de la COI, dont RECOS, ExPLOI et Safe Seas Africa.
Trois priorités pour l’océan Indien occidental
La COI entend contribuer activement aux travaux de la COP12 autour de trois dossiers majeurs.
Le premier concerne le protocole régional sur la gestion intégrée des zones côtières (GIZC), dont la ratification et la mise en œuvre constituent une priorité. Le projet RECOS, cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), accompagne cette dynamique.
Le deuxième porte sur la pollution plastique et les produits chimiques associés, avec l’appui du projet ExPLOI, également cofinancé par l’AFD et le FFEM.
Enfin, la COI soutient les travaux relatifs au plan régional de contingence à travers le projet Safe Seas Africa, financé par l’Union européenne.
Pour le Dr Ibrahim Norbert Richard, la COP12 constitue "un moment de bilan et d’ambition pour l’océan Indien occidental" alors que la Convention célèbre ses 40 ans. Il souligne que la préservation de l’océan, la résilience face au changement climatique et le financement de l’économie bleue sont au cœur de l’action de la COI.
Une présence active au programme de la COP12
Ce mercredi 7 octobre, la COI organise deux événements parallèles. Le premier, porté par RECOS, sera consacré aux solutions insulaires face au changement climatique et au lien océan-climat, dans la perspective de la gestion intégrée des zones côtières.
Le second, organisé par ExPLOI avec le Secrétariat de la Convention de Nairobi et le projet GEF-ISLANDS du PNUD, portera sur l’alignement des différents niveaux de gouvernance en faveur d’une économie circulaire des plastiques.
La COI participera également à plusieurs sessions consacrées à la finance bleue, aux écosystèmes marins et aux pêches. Son Secrétaire général interviendra notamment lors de l’événement consacré au Blue Finance Hub, plateforme régionale en cours de création à Maurice pour mobiliser l’investissement en faveur de l’économie bleue. Il participera également, le 8 octobre, à la table ronde ministérielle sur la coopération régionale pour la gestion des ressources partagées ainsi qu’à la session plénière de haut niveau.
"Nos États insulaires sont d’abord des États océaniques", rappelle le Dr Ibrahim Norbert Richard. À travers sa participation à la COP12, la COI entend ainsi partager son expérience insulaire et océanique, valoriser les initiatives régionales et renforcer le dialogue entre décideurs, scientifiques et acteurs de terrain.
* convention dédiée à la protection du milieu marin et côtier de l'océan Indien occidental


