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Manifestations lycéennes dans le Sud : 31 interpellations, dont 28 mineurs, après les violences

Ecrit par P.B. – le mercredi 7 octobre 2026 à 10H52

Les manifestations lycéennes de ces derniers jours dans le Sud ont donné lieu à 31 interpellations, dont 28 mineurs. Sept membres des forces de l'ordre ont également été blessés. Quinze mineurs ont déjà été déférés et doivent être jugés avant la fin de l'année.

Les mobilisations lycéennes qui ont agité plusieurs communes du Sud depuis vendredi dernier ont connu un prolongement judiciaire. Dans un communiqué conjoint diffusé ce mercredi 7 octobre, le parquet de Saint-Pierre, la police et la gendarmerie dressent le bilan des incidents survenus en marge des manifestations.

Pour rappel, les premiers faits remontent au vendredi 2 octobre. À Saint-Pierre, au Tampon et à Saint-Joseph, les forces de l'ordre ont été confrontées à des individus "cagoulés, gantés, munis de galets et de cailloux", indiquent-elles. Les incidents se sont ensuite poursuivis en début ce semaine, notamment à Saint-Louis.

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Six policiers et un gendarme blessés

Au total, six policiers et un gendarme ont été blessés et présentent une incapacité totale de travail, "alors que le dispositif de maintien de l’ordre mis en place avait pour objectif de sécuriser les manifestations lycéennes et de permettre aux lycéens d’exprimer leurs revendications dans le calme", rappellent les forces de l'ordre.

Pour ces faits, les qualifications de "participation à un attroupement armé malgré sommations de dispersion, intrusion dans un établissement scolaire en réunion et en étant porteur d’armes, et violences volontaires commises sur les forces de sécurité intérieure aggravées par leur commission en réunion et avec usage d’armes", ont été retenues. Selon les infractions, les peines encourues peuvent atteindre dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

28 mineurs parmi les 31 personnes interpellées

Au terme de cinq journées marquées par ces incidents, 31 personnes ont été interpellées dans le Sud, parmi lesquelles 28 mineurs. Quinze de ces derniers ont été déférés devant le parquet avant d'être présentés à un juge des enfants. Un majeur doit, de son côté, être déféré dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate.

Pour les mineurs déférés, la réponse judiciaire est déjà engagée. Certains ont été placés sous contrôle judiciaire, avec notamment un couvre-feu et l’interdiction de participer à des manifestations sur la voie publique, tandis que d’autres ont bénéficié d’une mesure éducative judiciaire provisoire. Tous devront comparaître devant le juge des enfants avant la fin de l’année.

Leurs parents sont eux aussi convoqués. Dans son communiqué, le parquet rappelle qu’ils sont "responsables de l'éducation et de la surveillance de leurs enfants" et peuvent, à ce titre, être tenus d’indemniser les victimes des dommages causés par leur enfant mineur, qu’il s’agisse des forces de l’ordre blessées ou des personnes touchées par des dégradations.

La responsabilité des parents peut également être engagée sur le plan pénal, soulignent les autorités. Dans le cas d’un manquement à leurs obligations légales qui a directement conduit le mineur à commettre "au moins un crime ou plusieurs délits", l’infraction est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, font valoir les autorités.

Les mineurs mis en cause demeurent, à ce stade, présumés innocents jusqu’à leur jugement définitif, rappelle le parquet.

Etiquettes : Mobilisation lycéenne | PU1

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