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Mobilisation lycéenne : pourquoi le SNPDEN-UNSA refuse d’organiser pour l’instant le "temps de démocratie"

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 7 octobre 2026 à 11H36
Le lycée Jean-Claude Fruteau.

Au lendemain de la mobilisation du mardi 6 octobre, la contestation se poursuit dans les lycées. Alors que le gouvernement espère un retour progressif à la normale, le principal syndicat des personnels de direction de l’Éducation nationale estime que les conditions ne sont pas réunies pour organiser la demi-journée de concertation annoncée par le Premier ministre.

Sébastien Lecornu a annoncé mardi la banalisation d’une demi-journée de cours dans les lycées, mercredi ou jeudi, afin de permettre l’organisation d’un "temps de démocratie" au sein des établissements. L’objectif affiché par le gouvernement est de favoriser le dialogue et d’amorcer un "début de retour à la normale" dans les prochains jours.

Lire aussi : Lycées : le gouvernement ouvre une demi-journée au dialogue avec les élèves

Mais cette initiative ne convainc pas le SNPDEN-UNSA (Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale). Nicolas Bonnet, proviseur du lycée Henri-Brulle à Libourne, près de Bordeaux, et secrétaire national du syndicat, a indiqué ce mercredi 7 octobre sur Franceinfo que son établissement ne mettrait pas en place ce temps d’échange dans l’immédiat.

Le SNPDEN-UNSA demande davantage de temps

Le responsable syndical estime que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires à l’organisation d’un tel débat ne sont pas encore réunies. Il considère également qu’un temps de préparation est indispensable et qu’une concertation ne peut pas être organisée dans l’urgence, en seulement quelques heures.

Pour Nicolas Bonnet, les personnels doivent disposer de suffisamment de temps pour préparer les échanges et permettre un débat dans de bonnes conditions. Le syndicat privilégie ainsi une organisation ultérieure, lorsque le climat sera davantage apaisé.

Des enseignants fatigués selon le syndicat

Le secrétaire national du SNPDEN-UNSA estime par ailleurs que les enseignants sont particulièrement éprouvés par la situation actuelle. Selon lui, leur état de fatigue risque de compliquer la mise en œuvre de la mesure annoncée par le Premier ministre.

Il considère également que l’annonce gouvernementale a été faite trop rapidement et sans concertation préalable avec les personnels de l’Éducation nationale.

Le syndicat regrette ainsi que les acteurs de terrain n’aient pas été suffisamment associés à la préparation de cette initiative. Pour Nicolas Bonnet, les décisions concernant les établissements doivent être discutées en amont avec les personnels concernés, particulièrement dans un contexte de mobilisation.

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