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Lycées : le gouvernement ouvre une demi-journée au dialogue avec les élèves

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 7 octobre 2026 à 07H45
Photo : © Pierre Marchal - Anakao Press

Face à la mobilisation des lycéens, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, mardi 6 octobre, la mise en place d’une demi-journée banalisée dans les lycées. Dès mercredi ou jeudi, les établissements pourront suspendre les cours afin d’organiser un temps d’échange avec les élèves sur leurs revendications et leurs conditions de scolarité.

"Une banalisation complète des emplois du temps" doit permettre à chaque équipe de direction d’organiser ce moment de discussion, a expliqué le Premier ministre devant l’Assemblée nationale. Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a défendu cette initiative, estimant qu’on ne pouvait pas demander d’écouter les lycéens tout en refusant le débat dans les établissements.

Lire aussi : Mobilisation lycéenne : le gouvernement ouvre une consultation en ligne

Plusieurs sujets pourront être abordés : le remplacement des enseignants, l’état des bâtiments scolaires, l’orientation, le temps scolaire ou encore la démocratie lycéenne. Le gouvernement souhaite ainsi permettre aux élèves d’exprimer directement leurs préoccupations, alors que les mobilisations se poursuivent et que leurs revendications diffèrent selon les établissements.

Sébastien Lecornu condamne les violences

Dans une publication sur le réseau social X, Sébastien Lecornu a également condamné les violences survenues lors de certaines mobilisations. Il affirme que des élèves, des personnels éducatifs ainsi que des policiers et des gendarmes ont été blessés.

Le Premier ministre assure que les forces de l’ordre ont reçu des consignes de proportionnalité et qu’elles interviennent principalement en cas de violences contre des personnes ou, lorsqu’un établissement est bloqué, à la demande de son chef.

Il rejette par ailleurs les accusations de "violences policières" organisées ou encouragées par le pouvoir politique. Selon lui, les interventions des forces de l’ordre ne répondent pas à une volonté de répression. Il rappelle toutefois que les éventuels incidents doivent faire l’objet d’enquêtes administratives ou judiciaires afin de déterminer les responsabilités.

Les chefs d’établissement dénoncent une "cacophonie"

L’annonce de cette demi-journée est vivement critiquée par les principaux syndicats de chefs d’établissement. Ils dénoncent une décision "irrespectueuse" envers les proviseurs et une "cacophonie" dans la gestion de la mobilisation.

Les équipes de direction s’interrogent notamment sur les modalités pratiques de cette modification rapide des emplois du temps et sur leur capacité à organiser ces échanges dans un délai aussi court.

Le gouvernement assume cependant sa décision. Pour Sébastien Lecornu, la condamnation des violences doit aller de pair avec le dialogue : "On ne peut pas condamner la violence sans, dans le même temps, donner toute sa place au débat au sein des lycées".

L’état des lycées au cœur des discussions

Le Premier ministre souhaite également associer les collectivités territoriales aux réflexions sur l’état des établissements. Les conseils régionaux étant chargés de leur entretien et de leur rénovation, une réunion de travail entre l’État et les régions doit prochainement être organisée.

Elle devra notamment permettre d’"objectiver la situation du bâti scolaire" et de définir les actions à mener.

Alors que les mobilisations continuent, le gouvernement cherche donc à répondre aux revendications des lycéens tout en condamnant les violences et en ouvrant un espace de dialogue. Reste à voir si cette demi-journée permettra d’apaiser les tensions ou si elle renforcera les désaccords entre élèves, personnels de direction et gouvernement.

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