Saint-Louis : jets de galets et poubelles incendiées devant les lycées Antoine-Roussin et Roches Maigres

La mobilisation lycéenne a dégénéré ce lundi matin à Saint-Louis, aux abords des lycées Antoine-Roussin et Roches Maigres, deux établissements voisins. Les forces de l’ordre ont été visées par des jets de projectiles et plusieurs poubelles ont été incendiées. Le calme est revenu en fin de matinée, mais des patrouilles sont restées présentes dans le secteur.
La matinée a été tendue ce lundi 5 octobre à Saint-Louis. Alors que plusieurs établissements de l’île étaient concernés par un mouvement lycéen, des échauffourées ont éclaté dans le secteur des lycées Antoine-Roussin et Roches Maigres.
Dès 8h, des véhicules de la police municipale et de la gendarmerie ont été pris pour cible par des jets de projectiles. Plusieurs poubelles ont également été incendiées dans les rues proches des deux établissements, situés l’un à côté de l’autre.
Environ une trentaine de manifestants étaient présents. Selon les éléments communiqués sur place, le rassemblement comptait des lycéens, mais aussi des personnes extérieures aux établissements, qui se seraient mêlées au mouvement.
Au fil de la matinée, la tension est progressivement retombée. Les manifestants ont quitté les lieux et la situation était redevenue plus calme à la mi-journée. Les forces de l’ordre ont toutefois continué à patrouiller dans le secteur par mesure de vigilance.
22 établissements concernés sur l’île
Ces incidents s’inscrivent dans un mouvement plus large à La Réunion. Selon la préfecture, 22 établissements ont été concernés ce lundi 5 octobre par des mobilisations. Le mouvement ne touche plus seulement les lycées : sept collèges ont également connu des rassemblements dans la matinée. Aucun collège n’a toutefois été bloqué, précise la préfecture.
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Plus de 300 policiers et gendarmes ont été déployés sur l’ensemble de l’île. En marge de certains rassemblements, des débordements ont été signalés. Des jeunes auraient notamment tenté de s’introduire dans des établissements ou de provoquer les forces de l’ordre.
Le préfet déplore des “incidents et violences” en marge des manifestations. Selon la préfecture, des individus ont profité de ces rassemblements pour commettre des dégradations et d’autres infractions.
Le bilan communiqué en fin de matinée fait état de 18 interpellations, dont trois individus sont des majeurs. Sept membres des forces de l’ordre ont été blessés : deux gendarmes, quatre policiers nationaux et un policier municipal.
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Les sapeurs-pompiers ont également été mobilisés sur plusieurs départs de feu liés aux incidents, alors que la période est déjà propice aux feux de végétation.


