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Heurts à Saint-Benoît : un policier municipal blessé, la mairie envisage de porter plainte

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 5 octobre 2026 à 15H19

Une école maternelle fermée, des élèves confinés et un policier municipal blessé : après les violences survenues ce lundi matin aux abords d’un lycée de Saint-Benoît, la municipalité condamne les débordements et envisage de saisir la justice.

Le calme est revenu en fin de matinée, après l’intervention des gendarmes, épaulés par la police municipale. Mais les heurts ont fortement perturbé le fonctionnement des écoles voisines. Dans un communiqué, la Ville de Saint-Benoît détaille les mesures de protection prises et dénonce les violences commises.

À l’école maternelle Les Girofles, la situation empêchait l’accès au portail. “Afin de garantir la sécurité des enfants et des personnels, la Ville, en lien avec le rectorat, a décidé de maintenir l’école fermée pour la journée”, précise la municipalité. Les enseignants et les agents communaux déjà présents ont dû rester confinés à l’intérieur jusqu’au retour au calme et à la sécurisation des lieux.

À l’école élémentaire, le rectorat a déclenché le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) en milieu de matinée, entraînant le confinement des élèves dans leurs classes.

Un policier municipal a également été blessé après avoir été pris pour cible par un jet de bouteille, rapporte la Ville, qui lui apporte son soutien. “Cet acte est grave et ne saurait être banalisé”, souligne-t-elle.

La mairie condamne les violences

La municipalité affirme que les violences commises “ne relèvent en rien d’une mobilisation lycéenne pacifique”. Elle dénonce des jets de projectiles et des menaces ayant mis en danger des enfants, des personnels éducatifs, des agents municipaux et des forces de l’ordre.

Pour la mairie, les auteurs de ces débordements “ne peuvent se prévaloir du statut de lycéens pour justifier ou masquer leurs agissements”. Elle ajoute : “Ce sont des actes de violence et de délinquance, qui doivent être traités comme tels.”

Tout en rappelant que le droit de manifester est une liberté fondamentale, la Ville condamne les comportements mettant en danger les personnes et les biens. “La liberté d’expression ne constitue en aucun cas un permis de blesser, de dégrader ou de terroriser”, insiste-t-elle.

Une plainte envisagée

La Ville de Saint-Benoît envisage de déposer plainte et de se constituer partie civile “afin que toute la lumière soit faite sur les faits et que leurs auteurs répondent pleinement de leurs actes devant la justice”.

Elle entend également demander réparation pour les dommages causés aux équipements et aux services publics. “Ceux qui dégradent les biens collectifs doivent en assumer les conséquences”, affirme la municipalité.

La mairie appelle enfin à la responsabilité et à l’apaisement : “Les préoccupations et les revendications de la jeunesse doivent être entendues. Elles doivent pouvoir s’exprimer dans le dialogue, sans violence et dans le respect des personnes, des établissements et des biens publics.”

Elle remercie les forces de l’ordre et l’ensemble des personnels mobilisés pour protéger les enfants et permettre le retour au calme.

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