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Mouvement aux abords des lycées : aucun établissement bloqué, 18 interpellations

Ecrit par ZInfos974 – le lundi 5 octobre 2026 à 13H09
Photo d'illustration.

Les rassemblements se poursuivent ce lundi 5 octobre aux abords de plusieurs établissements scolaires de La Réunion. Aucun établissement n’est actuellement bloqué, mais plusieurs incidents et dégradations ont été constatés en marge du mouvement. Dix-huit personnes ont été interpellées et sept membres des forces de l’ordre ont été blessés.

Au total, 22 établissements sur les 120 que compte La Réunion sont concernés, dont sept collèges. Si aucun établissement n’est bloqué, des rassemblements se poursuivent dans plusieurs communes de l’île.

Des violences et dégradations ont été commises en marge de certains rassemblements. Dix-huit personnes ont été interpellées, dont trois majeurs. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène lors de plusieurs interventions. Sept de leurs membres ont été blessés : deux gendarmes, quatre policiers nationaux et un policier municipal.

Des incidents dans plusieurs communes

À Saint-Benoît, une cinquantaine de lycéens se sont rassemblés devant le lycée Patu de Rosemont. Une tentative d’intrusion dans l’établissement a été empêchée. Des dégradations et des tentatives d’incendie ont également été constatées. Des véhicules appartenant à des enseignants ont notamment été dégradés par des jets de projectiles sur le parking.

Lire aussi : Lycées mobilisés : des jeunes cagoulés affrontent les forces de l’ordre à Saint-Benoît, situation tendue devant plusieurs établissements de l'île

À Saint-Louis, aux abords du lycée Antoine Roussin, et à Saint-Paul, des regroupements d’environ une centaine d’élèves ont été constatés. À Saint-Paul, des débordements ont été liés à la présence d’individus cagoulés extérieurs au mouvement lycéen, qui ont lancé des projectiles. Une imitation d’arme de guerre a été saisie.

À Saint-André, la situation s’est concentrée autour de la gare routière, entre les lycées Jean Perrin et Sarda Garriga. Environ 200 jeunes, majoritairement cagoulés, s’y sont regroupés. Des bus ont été caillassés, des poubelles incendiées et des projectiles lancés en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène. Cinq personnes ont été interpellées et la situation est désormais stabilisée.

À Saint-Denis, quatre interpellations ont également été réalisées pour des jets de poubelles, outrage à agent et rébellion.

Plus de 300 policiers et gendarmes mobilisés

Les sapeurs-pompiers sont eux aussi fortement mobilisés pour intervenir sur les différents départs de feu. Ils sont intervenus à de multiples reprises depuis le début des rassemblements, alors que leurs moyens sont particulièrement sollicités en cette période de risque accru de feux de végétation.

Pour assurer la sécurité des élèves, des personnels des établissements, des usagers et des riverains, plus de 300 policiers et gendarmes sont déployés ce lundi sur l’ensemble du territoire.

Le préfet de La Réunion, Patrice Latron, apporte son soutien aux forces de l’ordre mobilisées sur le terrain ainsi qu’aux enseignants et personnels de l’Éducation nationale confrontés aux incidents et dégradations.

Il appelle chacun à la responsabilité et rappelle que l’expression des revendications lycéennes ne peut passer par les violences commises en marge des rassemblements. L’État assure que les auteurs de violences et de dégradations seront recherchés, interpellés et poursuivis.

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