Un trafic de dou démantelé à Saint-André et une saisie record pour le Nord

Plutôt cantonnée à la région Sud, la drogue de synthèse commence à se trouver ailleurs à La Réunion. En surprenant un dealer à Saint-André ce week-end, les policiers ont pu démanteler un trafic et réaliser une saisie record de ce produit dans la moitié Nord de l’île.
C’est un phénomène que les observateurs ont encore beaucoup de mal à expliquer jusqu’ici. Pourquoi le dou, cette drogue de synthèse qualifiée de « très puissante et hautement addictive », semble cantonnée à la micro-région Sud où sa consommation a flambé ces dernières années ? La question ne va peut-être plus se poser, maintenant qu’un trafic d’importance a été mis au jour le week-end dernier à Saint-André.
Un "flag" de la BAC en point de départ
Alors qu’ils patrouillent samedi 10 octobre en fin d’après-midi dans un secteur connu pour y abriter régulièrement des échanges de produits stupéfiants, les policiers de la brigade anticriminalité surprennent un individu en possession de quatre « bonbonnes » de dou.
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L’homme est également trouvé porteur d’une balance de précision, de matériel de conditionnement et de 2.500 euros en liquide. Une enquête de flagrance est aussitôt ouverte et reprise par les enquêteurs du STPJ qui vont rapidement remonter les principaux acteurs du réseau.
270 g de dou, 15.000 euros et un fusil à pompe
Au fil des perquisitions de deux domiciles et d’un véhicule, les policiers vont mettre la main sur un fusil à pompe avec ses cartouches, 100 g d’herbe de cannabis, 15.000 euros en liquide et un total de 270 g de poudre de dou. De source proche de l'enquête, il s'agit d'un record concernant cette substance dans la moitié Nord du département.
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Quatre suspects en garde à vue
Deux hommes, les têtes présumées du réseau, ainsi que deux femmes, ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils s'y trouvaient toujours ce lundi soir, interrogés par les policiers du groupe Stups.
Classé parmi les cathinones de synthèse, le dou se présente sous forme de poudre blanche ou beige dont les utilisateurs inhalent la fumée après chauffage, à la manière du crack. Vendu autour de 130 euros le gramme, il est régulièrement associé dans le Sud à des affaires de violences graves commises sous l’effet de cette substance et suscite des alertes régulières de la part des autorités.


