À peine arrivé, le Dash 8 déjà sollicité

Le Dash 8 a effectué ses premiers largages de retardant de la saison ce lundi 12 octobre, quelques jours après son arrivée à La Réunion. En fin d'après-midi, le feu dans les hauts de Mahavel a brûlé 18 hectares et détruit deux abris ainsi qu’un tracteur. Les pompiers doivent poursuivre leur intervention cette nuit.
Le Dash 8 n’aura pas attendu longtemps avant d’entrer en action. Positionné dans l'île depuis quelques jours, l’avion bombardier d’eau a été mobilisé dès ce lundi après-midi sur l’incendie des hauts de Mahavel, à Saint-Pierre. Cette première intervention précoce survient dans un contexte de sécheresse qui fait craindre une saison à risques.
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Le feu, parti en début d’après-midi, s’est rapidement propagé à plusieurs exploitations agricoles. Face aux flammes progressant vers la falaise en direction de la rivière Saint-Étienne, le Dash 8 a commencé à larguer du retardant avant que les équipes au sol puissent entrer en action.
Des rotations toutes les vingt à trente minutes
Capable d’emporter 10.000 litres d’eau, l’appareil effectuait en moyenne trois largages par rotation. La proximité de l’aéroport de Pierrefonds, où se trouve le pélicandrome permettant son ravitaillement, lui permettait de revenir sur le feu toutes les vingt à trente minutes.
Cet appui aérien constitue un soutien important pour les secours, souligne le capitaine Gilles Turpin, chef de colonne sud-ouest. Au dernier point communiqué à 17h15, huit largages du Dash avaient été effectués et jugés efficaces.
Au sol, 11 véhicules et 52 personnels étaient mobilisés dans l'après-midi. Leur progression était compliquée par des chemins de terre difficilement praticables et par un vent fort et tourbillonnant, changeant constamment l’orientation du feu.

Deux abris et un tracteur détruits
Le bilan établi faisait état de 18 hectares brûlés, de deux abris et d’un tracteur détruits. L’intervention s’annonce longue et les pompiers doivent continuer à combattre le feu cette nuit.
L’objectif est de supprimer tout risque de propagation avant de quitter les lieux. « S’il faut rester la nuit, on sera là, bien sûr », indiquait le capitaine Gilles Turpin.
L’origine de l’incendie reste indéterminée. Le chef de colonne mentionne un écobuage, mais précise qu’aucun lien n’est établi avec le sinistre.


