Assassinat de Shana : peine maximale aussi pour le second accusé, condamné à 30 ans de réclusion

La cour d’assises des mineurs a condamné le second accusé du meurtre avec préméditation de la jeune Shana le 16 septembre 2023 à Saint-Pierre. L’excuse de minorité levée, il a écopé de la peine maximale.
30 ans de réclusion criminelle et dix ans de suivi socio-judiciaire. Les jurés de la cour d’assises des mineurs ont prononcé lundi 10 novembre la peine la plus importante permise par le code pénal pour sanctionner le second accusé du meurtre avec préméditation de Shana, 15 ans, le 16 septembre 2023 à Saint-Pierre. La présidente de la cour d'assises des mineurs a eu ces mots à la lecture du verdict : "votre crime est d'une gravité extrême."
En outre, un suivi socio-judiciaire a été prononcé pendant 10 ans. L'accusé devra également suivre des soins, aura l'interdiction d'entrer en contact avec la coauteur et de détenir une arme pendant 15 ans.
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Déclaré coupable, le jeune homme dont c’est aujourd’hui le 19e anniversaire a vu la cour suivre à la lettre les réquisitions de l’avocat général ayant réclamé la levée de l’excuse de minorité. Une possibilité offerte par la loi s’agissant d’un mineur dans des circonstances exceptionnelles, tant dans la commission des faits que dans la personnalité et la situation de l’accusé. L’atténuation des peines automatiques pour les mineurs écartée, l’accusé n’encourait donc plus 20 ans, mais bien trente ans de réclusion criminelle.
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La défense avait bien tenté d’obtenir la reconnaissance d’une altération du discernement de l’accusé au moment des faits, comme suggérée par une première expertise psychiatrique. Mais les jurés ont tenu compte des rapports des trois autres experts commis dans le dossier, et ayant conclu à l’absence de trouble mental.
Des actes donc commis « en toute lucidité », à mettre en perspective avec la minutieuse préparation du crime attestant de sa préméditation. Pendant plusieurs jours, l’accusé et sa petite amie avaient en effet appâté leur future victime sur les réseaux sociaux, jusqu’à ce guet-apens tendu à Saint-Pierre le 16 septembre.
Attirée jusqu’à l’ancienne usine sucrière de Pierrefonds, Shana avait subi un déchaînement de violence de la part des deux adolescents, qui avaient ensuite dissimulé son corps et dérobé ses effets personnels.
Un crime motivé par « une curiosité morbide », pour le simple plaisir « de faire du mal à quelqu’un » avait expliqué le jeune couple quelques jours plus tard, quand les policiers avaient remonté leur piste.
Jugée en septembre dernier, mais devant le tribunal pour enfants, l’autre adolescente impliquée avait également été condamnée à la sentence maximale de 20 ans prévue pour une mineure âgée de 14 ans au moment des faits.
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Le condamné a désormais dix jours pour faire appel.


