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Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis bombardent l'Iran pour la septième nuit, Téhéran menace d'une "offensive totale"

Ecrit par Zinfos974 – le samedi 18 juillet 2026 à 09H12
© X / Centcom

Les frappes entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent sans répit. Dans la nuit de vendredi à samedi, Washington a mené une nouvelle vague de bombardements, tandis que Téhéran affirme avoir riposté contre plusieurs bases militaires dans la région et durcit encore sa rhétorique.

L'escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient. Les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit de vendredi à samedi pour la septième nuit consécutive, visant, selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes ainsi que des moyens maritimes.

Lire aussi : États-Unis-Iran : les frappes s’intensifient, le détroit d’Ormuz sous tension

Selon l'agence officielle iranienne Irna, les frappes ont notamment touché la province d'Hormozgan, dans le sud du pays, faisant au moins trois morts et huit blessés. Deux ponts et un tunnel routier auraient également été endommagés. D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, Bouchehr, Bandar Abbas, sur l'île de Qeshm ainsi qu'à Lar, Darab et Yazd.

Face à la poursuite des opérations américaines, Téhéran hausse le ton. Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien, a averti que l'Iran entrerait dans une "phase d'offensive totale" si les frappes américaines se poursuivaient encore "deux à trois jours".

Des frappes revendiquées contre plusieurs bases militaires

En représailles, l'armée iranienne affirme avoir ciblé plusieurs installations militaires américaines et alliées dans la région, notamment la base d'Al-Adiri et celle d'Ali Al-Salem au Koweït, la base aérienne d'Al-Azraq en Jordanie ainsi que la base de Sheikh Isa à Bahreïn.

La Jordanie a annoncé avoir intercepté et détruit dix missiles iraniens sans faire de victimes ni enregistrer de dégâts. Le Koweït a, de son côté, évoqué des attaques de drones hostiles, tandis que Bahreïn a déclenché ses sirènes d'alerte aérienne.

Le détroit d'Ormuz toujours sous tension

La situation reste également critique dans le détroit d'Ormuz, axe stratégique du commerce mondial des hydrocarbures. Les Gardiens de la Révolution assurent que leurs opérations se poursuivront "jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz", où le trafic maritime demeure quasiment paralysé.

L'Iran affirme avoir intercepté plusieurs navires tentant de franchir le détroit sans autorisation et soutient que deux pétroliers auraient explosé après avoir pénétré dans une zone minée. Une version immédiatement contestée par le Commandement américain pour le Moyen-Orient, qui dément ces affirmations et les qualifie de fausses.

Un mois après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran, la crise s'enfonce ainsi dans une nouvelle phase de confrontation directe, alimentant les inquiétudes d'un embrasement régional.

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