Chiens errants : l'amendement autorisant leur abattage dans les Outre-mer supprimé

La commission mixte paritaire a finalement rejeté la disposition qui ouvrait la voie à des "opérations de destruction" de chiens errants dans les départements d'Outre-mer. La Fondation Brigitte Bardot salue une victoire pour les animaux et appelle désormais à privilégier des solutions durables.
Le texte ne passera pas. La commission mixte paritaire a supprimé l'amendement n°604, qui autorisait des opérations d'abattage de chiens errants dans les départements d'Outre-mer. Une décision saluée par la Fondation Brigitte Bardot, mobilisée depuis plusieurs jours pour faire retirer cette disposition du projet de loi d'urgence agricole.
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Dans un communiqué, l'association affirme avoir multiplié les démarches auprès des décideurs publics. Matignon, ministère de l'Agriculture, parlementaires membres de la CMP : la Fondation dit avoir interpellé les différents acteurs susceptibles de faire évoluer le texte. Elle revendique également le soutien de parlementaires opposés à l'amendement et cite l'intervention personnelle de l'humoriste Raphaël Mezrahi auprès du président de la République.
La mobilisation semble avoir porté ses fruits. Pour la Fondation Brigitte Bardot, la suppression de l'amendement constitue "une victoire pour les animaux" et pour tous ceux qui se sont opposés à l'idée de faire de l'abattage une réponse politique à l'errance canine.
La stérilisation plutôt que l'abattage
Depuis le début de la polémique, l'association dénonçait une mesure jugée aussi brutale qu'inefficace. Pour elle, tuer des chiens ne permet pas de résoudre durablement le phénomène de "surpopulation canine". La Fondation défend plutôt une stratégie fondée sur la stérilisation et l'identification des animaux, ainsi que sur un soutien renforcé aux associations locales. Elle estime que ces solutions constituent les seules réponses réellement durables dans les territoires concernés.
La Fondation Brigitte Bardot remercie par ailleurs les parlementaires qui se sont opposés à l'amendement, qualifié d'"amendement de la honte" dans son communiqué. Elle déplore notamment que la disposition ait été soutenue par la ministre de l'Agriculture.
La Fondation veut désormais des actes
Si l'amendement a été supprimé, l'association entend rester attentive à la suite des événements. La Fondation Brigitte Bardot prévient qu'elle restera "vigilante" et réclame désormais la mise en œuvre de solutions alternatives ambitieuses dans les territoires ultramarins.
La suppression de la disposition met donc fin à la menace d'un abattage autorisé par la loi. Mais pour les associations, le problème de l'errance canine demeure entier. Le prochain défi sera désormais de faire émerger une véritable politique de stérilisation, d'identification et d'accompagnement des acteurs locaux.


