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Grand Raid : premier défi, récupérer son dossard dans la bonne humeur

Ecrit par Gaetan Dumuids – le mercredi 14 octobre 2026 à 17H09

Les coureurs ont parfois attendu plus de deux heures pour récupérer leur dossard ce mercredi à Saint-Pierre. Une première épreuve prise avec le sourire, entre retrouvailles, échanges et impatience de prendre le départ.

Pour sa première attente du Grand Raid, Florian avait prévu de quoi s’asseoir. Au milieu de la file à Ravine Blanche, le participant au Trail de Bourbon a installé sa chaise. « On m’avait dit qu’il fallait être très, très, très patient, donc camping, comme à la plage », plaisante-t-il.

Ce mercredi, sur le site où sera donné le départ de la Diagonale des Fous, récupérer son dossard et son tee-shirt demandait plus de deux heures de patience. Mais les coureurs connaissent cette étape du rendez-vous. Dans une ambiance festive, ils discutent, font connaissance et commencent déjà à entrer dans leur course.

« On a hâte d’y être »

Florian préfère préserver ses jambes avant les sentiers. « Je ne sais pas si c’est une bonne chose de rester debout pendant plusieurs heures, donc c’est aussi pour ça, la chaise. » L’attente ne lui enlève rien de son enthousiasme : « On est tous là pour le même objectif […] On a hâte d’y être. »

Un peu plus loin, Annick attend depuis au moins deux heures. Elle aussi prendra le départ du Trail de Bourbon. « Il y a toujours une très bonne ambiance, une bonne humeur. On est bien, il y a du soleil, tout va bien. »

Déjà passée par la Diagonale des Fous à deux reprises, mais aussi par le Trail de Bourbon et la Mascareignes, elle mesure surtout la chance de pouvoir participer. « Quand on est conscient de ça, on prend un plaisir incroyable à le faire. »

Toutes les courses dans une même file

Pour Emmanuel, la course a déjà commencé « depuis le départ de la file ». Il prend son mal en patience et apprécie de retrouver sur un même site les participants des différentes épreuves.

« Ça permet justement d’échanger un petit peu », explique-t-il. Quant à l’ampleur du défi qui approche, il préfère ne pas trop y penser : « Si on est un petit peu trop pris par la pression, on ne voudra plus partir demain. » Sa méthode reste simple : avancer « ti pa, ti pa ».

Les équipes inscrites sur la Zembrocal donnent aussi de la voix. Venus de l’Oise, les quatre copains de « Mi cour mi rale pa » partagent une histoire faite de courses et de galères, de la Diagonale à la TransMartinique. Pour eux, la solidarité entre trailers aide à patienter.

« Survivre » et profiter

Les Acharnées, venues de Saint-Leu pour la Zembrocal, annoncent leur objectif en riant : « Survivre ! Arriver en vie ! » Elles comptent aussi prendre du plaisir et profiter de l’aventure, avant la bière d’après-course.

À Ravine Blanche, les dossards se font attendre, mais les sourires circulent déjà. Avant les kilomètres et les difficultés des sentiers, les coureurs partagent ce premier moment de leur Grand Raid.

Etiquettes : Grand Raid | PU1 | Saint-Pierre

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