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30 pays attendus à La Réunion au sommet des chefs d’entreprise de l’océan Indien en mars 2027

Ecrit par T.L. – le mercredi 14 octobre 2026 à 08H19

Les organisateurs du CEO Summit espèrent réunir 600 participants, dont des Indiens et des Chinois, pour la troisième édition du sommet économique de l’océan Indien qui se tiendra pour la première fois à La Réunion les 11 et 12 mars 2027.

Après deux premières éditions à Antananarivo, la capitale de Madagascar, le sommet des chefs d’entreprise de l’océan Indien (CEO Summit) accueillera ses participants dans le cadre verdoyant du domaine du Moca, dans les hauteurs de Saint-Denis, les 11 et 12 mars 2027. L’annonce a été faite ce mardi 13 octobre lors d’une conférence de presse à laquelle participaient Tantely Rakotomalala, la patronne de l’agence de communication malgache BECOM et cofondatrice du sommet, et son compatriote Tiana Rasamimanana, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM).

Si l’agence régionale La Réunion Développement, qui chapeaute l'organisation de la 3e édition du CEO Summit, a convié les médias à cinq mois de la manifestation, c’était sans doute pour annoncer un partenariat important avec une banque de la place. Mais aussi pour commencer à convaincre les entrepreneurs réunionnais de débourser le chèque d’entrée qui leur permettra de participer aux deux journées de conférences, keynotes, débats, tables rondes, rencontres et augures B2B qui caractérisent le genre bien balisé du sommet économique.

Le rêve d'un marché économique commun

Selon un sondage interne au Medef, 90% des adhérents ayant participé à la précédente édition du CEO Summit étaient satisfaits de leur présence, tandis que 60% escomptent des retombées commerciales à moyen terme.

Parmi les grandes thématiques retenues pour cette troisième édition à La Réunion figurent l’agribusiness et la sécurité alimentaire, les économies bleue et verte, la santé et les nouvelles coopérations régionales ou encore les connectivités maritime et aérienne. Des thématiques censées coller aux aspirations des pays de la zone sud-ouest de l'océan Indien.

« Nous, les acteurs de l'océan Indien, nous sommes en train de rêver d'un marché commun », a assuré Tiana Rasamimanana, évoquant une ambition partagée de « maîtriser notre région et d'aller au-delà de nos frontières ». Chaudement évoqué lors de la première édition du CEO Summit par l’ancien président de la République malgache Andry Rajoelina et par la présidente de Région Huguette Bello, ce rêve d’un marché commun de l’océan Indien apparaît comme un objectif lointain, si ce n’est secondaire aux yeux de certains.

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Mais comment mobiliser de puissants réseaux étatiques, diplomatiques et économiques qui seraient favorables à ce marché commun dont les contours, sans même parler des modalités, restent à établir ? Le président du Syndicat de l’industrie de Madagascar, qui plaide pour une implication accrue de la COI (Commission de l'océan Indien), rappelle que des agences publiques de promotion de l’investissement de plusieurs pays ont signé une résolution en faveur d’un marché commun, mais convient que c’est loin d’être suffisant.

Des chercheurs pour fluidifier les échanges

« À nous de suivre ces dossiers pendant le sommet, de réveiller tout cela, d’améliorer ce qu’il y a à améliorer, parce que sinon, c’est quelque chose qui va être dormant. À nous, lors de ce sommet, de montrer notre force également, car si nous sommes 600 à venir, je pense que nos gouvernements tiendront compte de nos aspirations », veut croire Tiana Rasamimanana.

Dans le cadre de sa participation à la seconde édition du sommet en avril dernier, le docteur en intelligence économique Jérôme Vellayoudom avait émis trois préconisations, la première d’entre elles étant déjà mise en œuvre, avec la construction d’une communauté de recherche chargée d’opérer une médiation scientifique auprès des organisations publiques et privées. Certains de ces chercheurs ont ainsi publié des articles dans un dossier spécial du numéro d’été du magazine Diplomatie.

L'agence Business France partenaire

Les autres préconisations consistent en la création d’un média en ligne, sous forme de podcast d’information géopolitique, ainsi qu’en l’ouverture d’un master en intelligence économique à l’Université de La Réunion.

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À noter que selon Kévin Payet, le représentant à La Réunion de l’agence d’État Business France, des entrepreneurs indiens et chinois seront invités à cette troisième édition du sommet des chefs d’entreprise de l’océan Indien qui doit accueillir 30 pays et 600 participants. Soit un millier de moins, tout de même, que le nombre de présents à la précédente édition du CEO Summit à Madagascar.

Etiquettes : CEO Summit | La Réunion | PU1

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