Titres-restaurant : les députés valident leur utilisation en grande surface pour faire ses courses

Adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale ce lundi 12 octobre, une proposition de loi prolonge l'autorisation d'acheter tous les produits alimentaires en supermarché grâce aux titres-restaurant. Le texte prévoit une reconduction d'un an avant une pérennisation définitive du dispositif fixée à 2028, tout en engageant la dématérialisation complète des titres.
C'est un arbitrage très attendu par près de six millions de salariés dans toute la France. Ce lundi 12 octobre, les députés ont adopté à l'unanimité, avec 87 voix pour et aucune contre, la proposition de loi visant à inscrire durablement dans le temps l'utilisation des titres-restaurant en grande surface. Concrètement, le texte prévoit une première prolongation d'un an autorisant les consommateurs à régler l'ensemble de leurs courses alimentaires en magasin, avant d'aboutir à une pérennisation définitive du dispositif fixée au 1er janvier 2028.
Dématérialisation, jours fériés et solidarité
Historiquement conçus pour financer le repas du midi pris au restaurant ou dans les commerces de proximité durant la journée de travail, ces titres cofinancés par les entreprises sont devenus un levier fondamental pour le pouvoir d'achat des ménages. L'élargissement de leur usage à tous les produits alimentaires du supermarché, y compris ceux nécessitant une préparation, comme le riz, les pâtes ou la viande, répond à une pratique désormais ancrée chez les salariés pour alléger les dépenses du quotidien.
Au-delà de la pérennisation en supermarché, cette réforme d'ampleur intègre d'autres modernisations majeures du secteur. Elle acte notamment la dématérialisation intégrale des titres-restaurant d'ici 2028, signant la fin progressive des carnets au format papier. Le texte élargit également leur plage d'utilisation aux dimanches et jours fériés pour répondre aux nouveaux rythmes de travail, tout en généralisant la possibilité de verser ces sommes sous forme de dons aux associations d'aide alimentaire. Examinée selon la procédure accélérée à l'Assemblée nationale, la proposition de loi doit à présent être transmise au Sénat pour poursuivre son parcours parlementaire.


