Budget : le FMI prévient que la France mettra du temps à regagner la confiance des marchés

Alors que l’Assemblée nationale entame l’examen du budget 2027, la directrice générale du FMI estime que le redressement des finances françaises prendra du temps. Le gouvernement vise un déficit de 5 % du PIB l’an prochain, dans un contexte d’incertitude politique et de hausse du coût des emprunts.
L’adoption d’un budget ne suffira pas à dissiper les inquiétudes sur les finances françaises. Ce mercredi 14 octobre, à Bangkok, Kristalina Georgieva avertit que la France devra inscrire ses efforts dans la durée pour rassurer les investisseurs et la population.
En marge de l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international, sa directrice générale reconnaît la volonté française d’engager une baisse du déficit et de la dette. Mais « il faudra du temps » pour retrouver pleinement la confiance, rapporte Franceinfo avec l’AFP.
Les députés ont commencé depuis mardi l’examen du projet de budget 2027. L’objectif affiché est de ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut l’année prochaine. Reste à faire adopter le texte : l’absence de majorité et la proximité de l’élection présidentielle rendent l’issue des débats incertaine.
Les crises successives ont accru l'endettement
Ces interrogations politiques et économiques pèsent sur les conditions de financement du pays. Le taux auquel la France emprunte à dix ans se rapproche de 5 %, signe de la pression qui s’exerce sur sa dette.
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L’avertissement du FMI dépasse toutefois le seul cas français. Kristalina Georgieva appelle l’ensemble des économies développées à agir rapidement pour assainir leurs finances, alors que les taux d’emprunt augmentent sur les marchés obligataires.
Selon elle, trop de gouvernements ont laissé passer la reprise qui a suivi la pandémie sans reconstituer leurs réserves budgétaires. Les crises successives ont ensuite accru leur endettement, réduisant leur capacité à faire face à de nouvelles difficultés.
Pour la cheffe du FMI, le redressement passe par une hausse des recettes, une révision des dépenses et une meilleure gestion des finances publiques. Elle presse les pays concernés d’engager ces mesures avant que leurs fragilités budgétaires ne s’aggravent.


