La France versera 30,9 milliards d'euros au budget européen en 2027, soit 2 milliards de plus qu'en 2026

Les députés ont approuvé, mercredi 14 octobre, la contribution de la France au budget de l'Union européenne pour 2027, fixée à 30,9 milliards d'euros. Malgré l'opposition de La France insoumise et du Rassemblement national, qui réclamaient une réduction de cette enveloppe, l'article du projet de loi de finances a été adopté.
L'Assemblée nationale a donné son feu vert à la participation française au budget européen pour l'année 2027. Réunis mercredi soir 14 octobre dans l'hémicycle, les députés ont adopté l'article du projet de loi de finances prévoyant un prélèvement de 30,9 milliards d'euros au profit de l'Union européenne.
Cette somme représente une hausse de 2,1 milliards d'euros par rapport aux 28,8 milliards prévus pour 2026. La contribution française s'élevait à 23 milliards d'euros en 2025 et à 21,6 milliards en 2024.
Le vote est intervenu malgré l'opposition de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN), qui souhaitaient diminuer le montant de cette contribution. Leurs amendements ont été rejetés.
Le gouvernement défend les retombées des financements européens
Face aux critiques, le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, a défendu le maintien de cette contribution. Il a reconnu que la France “est contributrice nette” au budget européen, “comme les douze autres pays les plus riches de notre Union”.
Il a toutefois rappelé que le pays était “la première bénéficiaire en volume” des subventions européennes, notamment dans les secteurs de l'agriculture, du développement régional et du soutien aux entreprises.
Lire aussi : Budget 2027 : face au "coup de massue", agriculteurs et industriels envisagent une mobilisation commune
Les fonds européens participent également au financement de nombreux projets dans les territoires, y compris à La Réunion, à travers les politiques agricoles et les fonds de cohésion.

Benjamin Haddad a par ailleurs accusé les parlementaires favorables à une diminution de la contribution “d’avancer masqués”, en préférant évoquer un “rapport de force avec l’Europe” plutôt qu'une sortie de l'Union européenne.
De son côté, Philippe Juvin, député Les Républicains et rapporteur général du budget, a rappelé que le rejet de cette disposition budgétaire ne dispenserait pas la France de ses engagements européens.
Une contribution qui reste une obligation juridique
Selon lui, supprimer l'article fixant cette contribution “n’aurait strictement aucun effet sur notre obligation juridique” de verser les sommes dues.
Le débat intervient alors que les États membres doivent également négocier le prochain budget pluriannuel de l'Union européenne, pour la période 2028-2034.
L'adoption de cet article constitue une étape de l'examen du projet de loi de finances pour 2027 mais ne signifie pas que l'ensemble du budget de l'État a été définitivement adopté. L'examen du projet de loi de finances 2027 se poursuit au cours des prochaines semaines.


