Une biographie de Paul Vergès cachée derrière le projet de thèse ?
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Communiqués rageurs, conférences de presse... Les membres de l'Alliance des jeunes et de l'UNEF s'agitent beaucoup pour dénoncer la procédure d'attribution des bourses doctorales par la Région.
En première ligne, on retrouve Gilles Leperlier, par ailleurs frère de Béatrice Leperlier, conseillère régionale de l’Alliance, et Emmeline Vidot, secrétaire de l’UNEF, qui a vu son dossier retiré d'une liste de propositions de bourses pourtant validée par un comité d'expert.
Il faut savoir que ce comité valide une liste très large, mais qu'il revient en dernier ressort aux élus de déterminer si les thèses qu'on leur demande de subventionner à travers ces bourses correspondent ou non aux priorités affichées et votées par la Région en début de mandat, et qui sont : le développement économique, l'ouverture à la région et au monde, l'innovation et le transfert de technologie dans le domaine de l'agro-nutrition, de l'énergie, de la mer, des TIC, de la santé et des biotechnologies.
Dès lors, il devient intéressant de chercher à savoir quel est le sujet de la thèse d'Emmeline Vidot, qui lui a valu d'être retoqué. L'intitulé en est "La construction de l'identité réunionnaise de 1959 (année de création du Parti communiste réunionnais) à nos jours". Et dans la présentation de ses travaux a venir, Emmeline Vidot explique que, pour y parvenir, entre autres, elle compte procéder à une "approche et analyse détaillée de l'histoire du PCR (les actions, notamment culturelles, les influences..." et une "analyse détaillée de la famille Vergès et de son investigation politique depuis 1959".
Premier constat : la thèse proposée par Emmeline Vidot ne rentre absolument pas dans les priorités dégagées par la nouvelle équipe de la Région. Toutes les propositions de thèses ne peuvent être subventionnées et il est normal que des choix soient effectués.
Depuis ce rejet, certains élus sont allés plus loin et, au vu de l'intitulé de la thèse, se sont interrogés sur la destination finale de cette proposition de thèse. Le fait que le directeur de thèse d'Emmeline Vidot ne soit autre que Carpanin Marimoutou, l'ancien patron de la MCUR, les a amenés à soupçonner en fait la rédaction d'un projet de biographie de Paul Vergès. Dans le cadre du projet plus vaste de MCUR cher à Paul et Françoise Vergès, et à Carpanin Marimoutou...
Ce qui aurait abouti à un comble : faire financer par son successeur une biographie qui, vu l'auteur et ses convictions affichées, aurait certainement été objective et mesurée...


