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Tabassée et violée à l’arrière d’un bus… Son ex-copain dort en prison

Ecrit par zinfos974 – le samedi 14 octobre 2017 à 09H25

Une histoire presque banale de jalousie, malheureusement. Cela faisait 4 ans que la jeune femme était avec son copain, 34 ans, le père de ses deux enfants. Après une brève séparation, ils s’étaient remis ensemble pendant deux mois avant la soirée qui a tout fait basculer. Nous sommes en mai 2013.
 
Dans une soirée bien alcoolisée à Saint-Anne, le prévenu dit avoir vu sa copine regarder un autre homme. Une dispute éclate et ils décident de partir, conduits par un ami. Ça crie, ça pleure, ça insulte. Elle veut rentrer chez elle, chez son père. La voiture passe non loin de son domicile, mais l’homme dit au conducteur de ne pas s’arrêter. Il obéit. Arrivée à l’église de Saint-Rose, la voiture s’arrête dans le parking. La jeune femme s’agrippe au siège en hurlant mais son copain la tire par les pieds. Puis par les cheveux. Elle continue à crier.
 
Jusque-là les deux versions concordent, à peu près. Selon elle, il continue à la tirer par les cheveux, la blessant aux genoux et au pied, la frappe à coups de galets sur tout le corps puis la force à entrer dans un bus garé. L’homme, employé du dépôt de bus, la traîne ensuite jusqu’au fond du véhicule où il la viole.
 
L’expertise médicale révèlera des abrasions au niveau des genoux, une blessure au pied, un hématome à la joue, les traces d’un rapport sexuel mais pas de lésions vaginales, entraînant quatre jours d’ITT pour choc psychologique.
 
Selon elle, il s’agit d’un jaloux maladif qui frappe quand ça ne va pas dans son sens. Le dernier incident daterait de sa deuxième grossesse, d’où leur brève séparation.
 
Un couple qui souffre de "conjugopathie" ?
 
Malgré cela, il n’est pas accusé de simples violences mais d’agression sexuelle. Et c’est sur ce point que l’accusé n’est pas d’accord. Il affirme que le rapport était consenti. Son avocat dénonce les multiples versions peu claires de la victime, la qualifiant même de menteuse. Leur rencontre a eu lieu lorsqu’elle n’avait que 16 ans ; la relation commence alors qu’elle est à peine majeure. S'en suit une passion destructrice comme peuvent connaître bon nombre de couples, selon l’avocat du prévenu, et un contexte de "conjugopathie", soit des troubles que connaissent deux personnes parce qu’ils sont ensemble.
 
La défense se base par la suite sur des textos d’excuse envoyés le lendemain à la victime qui montrent en effet un sentiment de culpabilité, mais difficile de déterminer s’il sous-entend des faits de violence ou d’agression sexuelle. "Lé nul mon réaction" dans un des SMS révèlerait de la honte suite à un comportement pitoyable, mais non suite à un viol.
 
Pour la procureure, la logique est simple, on ne s’excuse pas de la sorte si on n’a rien fait. Si les rapports étaient consentis, c’est qu’il y a eu réconciliation. Donc pourquoi des textos d’excuse le lendemain ? Elle requiert donc cinq ans de prison, dont deux ans avec sursis et une obligation de soins pendant trois ans.
 
Le tribunal suit finalement les réquisitions de la procureure avec un mandat de dépôt. Direction la prison de Domenjod.

 

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