Accusé de tentative de viol, un professeur de chimie reste en détention

Serge*, un professeur de chimie dans un établissement scolaire de Saint-Paul, est soupçonné de tentative de viol sur sa belle-fille. La justice décide de le maintenir en détention.
À la Chambre de l'instruction ce mardi 20 mai, la justice devait déterminer si la détention provisoire d'un homme accusé de tentative de viol, devait être levée ou non. L'homme est soupçonné d'avoir tenté de violer sa belle-fille. Cet acte se serait passé au terme d'un repas. Habitué à consommer de l'alcool, Serge se serait introduit une première fois dans la chambre de la jeune fille. Dans un premier temps, il s'est allongé près d'elle et, selon ses dires, il voulait "la réconforter".
Or, lors de sa seconde visite, il aurait agressé sexuellement sa belle-fille, tentant également une pénétration. C'est alors que les gendarmes, prévenus par la jeune fille entre les deux visites de son beau-père, sont intervenus.
Deux versions s'affrontent
Interpellé, Serge va, dans un premier temps, ne pas nier les faits pendant ses 48 heures de garde à vue. Toutefois, durant les auditions ultérieures, il va nier en bloc ce qu'il s'est passé. Contestant vivement les faits qui lui sont reprochés, l'homme explique que c'est un coup monté de sa compagne et/ou de sa belle-fille.
En effet, il ressort de cette enquête une relation tumultueuse entre Serge et la mère de la victime. Le président explique qu'à plusieurs reprises, ils se sont séparés, remis ensemble, et que madame a déjà déposé une plainte pour viol par le passé, avant de la retirer.
Pour sa part, le magistrat souligne que la victime, elle, n'a jamais changé sa version des faits. La jeune fille explique que son beau-père aurait bel et bien tenté un acte sexuel avec elle. Pour appuyer ses dires, elle fournit un enregistrement aux enquêteurs, où l'on peut entendre un homme soupirer et s'exalter, tout en mentionnant le nom de la victime.
Prolongement de la détention
Ce sont toutes ces raisons qui ont poussé le ministère public à demander le maintien en détention du professeur de chimie. Il existe un risque qu'il fasse pression sur la jeune victime mais également un risque de réitération des faits. Selon l'avocate générale, l'homme aurait déjà tenté quelque chose par le passé avec sa belle-fille.
La défense, elle, n'est pas de cet avis. Elle met en avant le fait que son client, Serge, n'a pas d'antécédents avec la justice. De plus, travaillant au contact d'un public jeune, aucun signalement ou fait similaire n'aurait été remonté dans le cadre de son travail. L'avocate souligne que la justice dispose d'autres moyens que la détention pour garantir à Serge de se présenter le jour de son procès.
Quant aux déclarations de son client en garde à vue, l'avocate de Serge assure qu'il n'a pas avoué avoir perpétré de tels actes, avant de lui-même se rétracter. Elle assure que son client n'a cessé de se dire innocent dans ce dossier.
La chambre de l'instruction a décidé de le maintenir en détention ce mercredi 21 mai, dans l'attente de son procès.
*Prénom d'emprunt


