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Coupe du monde 2026 : battue, l'Argentine sévèrement jugée par la presse internationale

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 20 juillet 2026 à 16H17
Capture d'écran Youtube / M6

Une défaite sur le terrain, mais aussi dans l'opinion. Au lendemain d'une finale de Coupe du monde particulièrement tendue, marquée par la nervosité, les fautes à répétition et des incidents après le coup de sifflet final, l'Argentine de Lionel Messi s'est retrouvée sous le feu des critiques de la presse internationale. La victoire de l'Espagne, elle, a été largement saluée.

"Football 1, Criminels 0"

L'exclusion d'Enzo Fernandez dans les derniers instants de la rencontre, puis les échauffourées qui ont suivi, ont largement alimenté les commentaires. Au Royaume-Uni, plusieurs médias n'ont pas épargné l'Albiceleste.

Le tabloïd britannique The Sun a notamment dénoncé une équipe ayant tenté de "transformer un match de football en bagarre de rue", estimant que l'Argentine avait finalement "payé" son attitude tout au long de ce Mondial.

Même tonalité du côté de The Guardian, qui évoque des "tactiques cyniques". Le Daily Mail, lui, fustige des joueurs ayant "perdu la tête" et pointe notamment Leandro Paredes, exclu après la rencontre à la suite de deux agressions.

Le Telegraph s'est montré encore plus sévère avec un titre particulièrement polémique : "Football 1, Criminels 0". "Il aura fallu des prolongations pour y arriver mais, Dieu merci, on y est arrivé. Le sport l'a emporté", écrit le quotidien

L'Espagne encensée par la presse européenne

À l'inverse, la presse européenne s'est largement enthousiasmée pour le sacre espagnol. En France, L'Équipe titre "Les nouveaux rois" et présente la Roja comme "la plus grande sélection du XXIe siècle", forte de ses trois titres européens et désormais de ses deux Coupes du monde. Pour Le Parisien, "l'Espagne met le monde à ses pieds". La domination espagnole et le scénario de la finale ont, selon le quotidien, rendu difficile toute contestation du sacre.

En Allemagne, Bild résume la prestation argentine par une formule lapidaire : "Sur le plan footballistique, la finale a largement déçu". Le journal rappelle que l'Albiceleste n'a pas cadré le moindre tir. Kicker s'interroge, lui, sur cette "Argentine étonnamment faible" et se projette déjà vers l'avenir d'une Espagne qui "est loin d'avoir dit son dernier mot".

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En Italie, la Gazzetta dello Sport insiste sur la domination totale de la Roja. "Vingt tirs à deux", relève le quotidien, pour qui ce chiffre "illustre l'une des victoires les plus méritées des finales de Coupe du monde". Au Mexique, Record estime également que l'Espagne a évité "l'injustice du siècle" en décrochant son deuxième titre mondial.

La Repubblica s'est, de son côté, amusée de la "superstition" de Javier Milei. Le président argentin avait regardé la rencontre depuis son canapé, un rituel supposé favoriser les victoires de l'Albiceleste. Cette fois, la méthode n'a pas fonctionné.

De son côté, ESPN a résumé la frustration générale autour de cette finale en la qualifiant de "probablement la pire finale de Coupe du monde".

En Espagne, la presse célèbre un triomphe historique

Dans le pays champion du monde, le ton est évidemment tout autre. Marca estime que "l'Espagne n'a pas seulement gagné une finale. Elle a protégé une manière de jouer. Elle a sauvé le football".

As fait, lui, le parallèle avec le premier sacre mondial espagnol, obtenu en 2010, en titrant "Comme la première fois". Le quotidien souligne également que "jamais auparavant un pays n'avait été en même temps champion du monde en catégories féminine et masculine", après le sacre de la sélection féminine en 2023.

Enfin, La Vanguardia célèbre une Espagne désormais installée au sommet du football mondial. "L'Espagne règne sur le monde, une réalité que son football traduisait déjà et que la Coupe du monde a confirmée", écrit le journal catalan. Le quotidien met également en avant le Barcelonais Ferran Torres, buteur de la soirée et nouveau héros de la Roja.

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De son côté, la presse argentine dénonce une "haine anti-argentine". La Nación a choisi de mettre en avant la fin du parcours de l'Albiceleste à travers une image forte : celle des larmes de Lionel Messi, symbole d'une immense désillusion après cette finale perdue. Dans un article d'analyse, le média Página/12 s'est étonné de voir l'Argentine présentée comme "le pire pays du monde", notamment sur les réseaux sociaux. Selon le journal, ces échanges auraient progressivement créé un espace où l'Argentine est décrite comme "un pays malfaisant et raciste, que toute personne sensée haïrait".

Pour l'Argentine, cette finale aura donc laissé un goût particulièrement amer. Battue par une Espagne dominatrice, l'Albiceleste devra désormais composer avec une autre défaite, plus symbolique encore : celle infligée par une presse internationale qui n'a guère apprécié ni sa prestation ni son attitude.

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