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Disparitions inquiétantes à la Réunion : ce qu'il faut savoir sur les recherches et les signalements

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mardi 21 juillet 2026 à 12H07

Très souvent relayés à La Réunion, de nombreux cas de disparitions sont signalés chaque semaine. Comment les forces de l'ordre organisent-elles les recherches ? Ou encore, quand est-ce qu'une disparition est qualifiée d' "inquiétante "? On vous explique.

Depuis près de deux semaines, les disparitions jugées inquiétantes ponctuent l'actualité. Des profils de tout type sont recherchés par la police ou la gendarmerie. Les proches sont tiraillés entre l'espoir de retrouver leur proche et le désespoir de ne pas avoir de réponses. D'abord, que faire quand quelqu'un de notre entourage disparaît ?

Avant de se rapprocher des forces de l'ordre, il faut s'informer auprès de l'entourage. S'il s'agit d'une personne mineure, il faut étudier l'option de la fugue. Pour un adulte, c'est un peu différent, puisqu'étant majeur, il a tout à fait le droit de ne plus donner de nouvelles à sa famille, à son compagnon ou à sa compagne.

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On juge une disparition inquiétante via plusieurs facteurs : la personne a-t-elle un comportement changeant (par exemple, quelqu'un qui parle tous les jours avec ses parents cesse soudainement de le faire) ? A-t-elle un traitement en cours (maladie physique ou psychologique) ? Et, bien sûr, demeure-t-elle introuvable ?

Contacter les forces de l'ordre

Parallèlement, il vaut mieux commencer les recherches par les endroits que la personne fréquente habituellement : l'établissement scolaire ou les camarades de classe chez les mineurs, les amis ou le travail pour les personnes majeures. On peut aussi appeler les hôpitaux et les cliniques pour vérifier si la personne n'y est pas admise.

L'ère des réseaux sociaux peut aussi permettre de retrouver rapidement une personne, en consultant ses comptes ou en publiant une photo d'elle. Si, après tout cela, aucune nouvelle n'est donnée, on peut composer le 17 ou se rendre directement à la police ou à la gendarmerie pour signaler la disparition. Elle est jugée inquiétante si la personne a des contacts réguliers avec ses proches et qu'elle ne donne plus aucun signe de vie.

Comme nous le précise la gendarmerie, la notion de disparition inquiétante est très vaste. Elle concerne "les mineurs, les personnes âgées, les personnes souffrant de troubles psychiques... Elle s'apprécie au cas par cas et en lien avec le procureur de la République."

La Réunion, pas plus de disparitions qu'ailleurs

Si vous vous êtes fait la remarque qu'à La Réunion, on observe beaucoup de disparitions inquiétantes ces derniers temps comparé au reste de la France, les chiffres viennent démontrer que ce n'est pas vraiment le cas. "La Réunion n'est pas plus ou moins propice aux disparitions qu'un autre département français", nous expliquent les gendarmes.

Chaque année, on estime à 11.000 le nombre de disparitions inquiétantes en France. Pour La Réunion, en zone gendarmerie, c'est une centaine d'interventions pour ce motif qui ont été recensées au premier semestre 2026.

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Toutefois, les paysages peuvent jouer un rôle dans ces disparitions : "Comme toutes les zones montagneuses, la géologie de l'île complique les opérations de recherche. D'ailleurs, de nombreuses disparitions restent non résolues à ce jour malgré d'importants moyens engagés, tant opérationnels que judiciaires."

Qui plus est, de nombreux moyens sont mis en place dans le cadre des recherches, qui impliquent bien souvent les diverses unités de la gendarmerie : peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), section aérienne de la gendarmerie, escadron départemental de contrôle des flux, brigade territoriale, peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie, groupe d'investigation cynophile.

Certaines disparitions demeurent sans réponse

La gendarmerie nous précise qu'un grand nombre de disparitions sont résolues, parfois " quelques minutes ou quelques heures après le signalement ". Trois raisons reviennent le plus souvent : la fugue, la dépression ou les intentions suicidaires. Pour le reste, un suivi existe : "Sachez que toutes les disparitions inquiétantes ou découvertes de cadavres sont suivies localement et jusqu'à l'échelon central parisien."

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L'aspect communication est l'un des plus importants dans le cadre d'une disparition : "Chaque disparition fait l'objet d'une fiche de diffusion transmise à toutes les unités. Les réseaux sociaux et la presse constituent des renforts complémentaires pour obtenir des témoignages et parfois des renseignements utiles à l'enquête ", explique la gendarmerie.

Enfin, plus une disparition est signalée tôt, meilleures sont les chances de retrouver la personne rapidement, saine et sauve, grâce aux traces olfactives pour l'équipe cynophile, aux témoins "fiables" et à l'appui d'un vecteur aérien.

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