Suspicion de fraude électorale : La défense de Patricia Tayllamin "s’étonne du calendrier"
Une conseillère municipale et colistière de Michel Fontaine pour ces municipales a, hier, été mise en examen pour "modification des résultats d’un scrutin par acte frauduleux dans un bureau de vote". Son placement sous contrôle judiciaire avec interdiction notamment de participer à la tenue d'un bureau de vote le temps de l’enquête a été prononcé.
Maitre Stéphanie Panurge pour la défense de Patricia Tayllamin a immédiatement réagi par communiqué à l’annonce de la mise en examen s’étonnant "du calendrier".
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 13 mars 2020 à 10H10
"La Défense s’étonne des méthodes scandaleuses, proscrites par Monsieur le Procureur Général lors de son audience solennelle sur "l’instrumentalisation de la justice" pendant la période électorale, qui ont prévalu dans le traitement judiciaire de Madame TAYLLAMIN alors que ne lui ont été posées que très peu de questions sur une dizaine d’électeurs.
Elle est surprise du calendrier choisi, à trois jours d’une élection, s’agissant de l’exécution d’une commission rogatoire du mois d’octobre 2019.
Il est encore plus étonnant que le Parquet fasse le choix, à l’avant-veille d’une élection, de communiquer en assumant interférer dans le jeu démocratique.
Tout en s’abritant derrière l’article 11 du Code de procédure pénale, c’est une violation de la présomption d’innocence.
Elle est surprise encore que les quatre autres personnes entendues n’ont fait l’objet d’aucune mise en cause et que c’est son statut d’élu qui lui vaut ce traitement.
Tout cela est une manipulation orchestrée hors vie judiciaire, en opposition même à la libre expression du suffrage.
Personne ne sera dupe de cette manoeuvre."