Revenir à la rubrique : Politique

St-Benoît : La majorité répond à l’opposition sur le manque d’investissement

La municipalité de St-Benoit annonce des nouvelles encourageantes à l'occasion du vote de son budget. Le maire, Patrice Selly, détaille les résultats du budget 2024, mettant en avant la résorption du déficit et la stabilité fiscale tout en répondant aux critiques de l'opposition.

Ecrit par S.I. – le lundi 15 avril 2024 à 22H11

Le budget 2024 de St-Benoît se concentre sur deux priorités : la continuité du plan de mandature et la consolidation des indicateurs financiers clés. Avec un résultat de clôture positif de 4,3 millions d’euros, le déficit de 10 millions d’euros constaté en 2020 « est totalement résorbé », lance tout d’abord l’édile. La section de fonctionnement affiche une progression de 0,47%, atteignant un équilibre de 69,7 millions d’euros. Les dépenses principales incluent les charges générales et les coûts de personnel, ces derniers augmentant de 5% pour atteindre près de 42,5 millions d’euros. Cette hausse prend en compte la revalorisation du point d’indice, la refonte de la grille indiciaire et de nouveaux recrutements stratégiques. La commune parvient ainsi à maintenir ses dépenses de personnel, « tout en préservant la qualité des services publics », insiste Patrice Selly, et ce, « malgré des hausses inévitables liées à des facteurs externes tels que la révision des prix et l’inflation ». La fiscalité demeure stable, « sans augmentation d’impôts prévue pour 2024 ». Le budget est équilibré, évitant ainsi tout recours à un endettement supplémentaire.

Un peu plus tôt dans la journée, l’opposition municipale a soulevé des interrogations quant à l’application des mêmes taux fiscaux qu’en 2020. En réponse, Patrice Selly a souligné qu’à son arrivée en 2020, son équipe était confrontée à une situation financière « plus que catastrophique », marquée par un déficit considérable. « Dans les mesures mises en œuvre, nous n’avons pas augmenté les impôts à notre arrivée et nous avons réussi malgré tout à équilibrer notre budget et à investir à nouveau dans des projets au bénéfice de la population », insiste-t-il. Toutefois, il reconnaît qu’il reste des domaines à améliorer, notamment la propreté urbaine, l’éclairage public, la sécurité et l’état des routes.

Concernant les critiques de l’opposition sur le manque d’investissements, le maire a défendu son bilan en soulignant que les marges de manœuvre n’ont été rétablies qu’en 2023. À cette date, un investissement de 20 millions d’euros a été engagé, avec un taux de déploiement jugé satisfaisant, assure l’édile. Pour Patrice Selly, le mandat n’a véritablement débuté qu’à ce moment-là, avec des investissements respectifs de 5 millions, 20 millions et plus de 23 millions d’euros pour les années 2022, 2023 et 2024.

Cantine scolaire : « Même pas 5 euros à l’année« 

 

Le maire de Saint-Benoit a également évoqué plusieurs projets en cours, tels que le programme de rénovation urbaine NPNRU de St-Benoit, les travaux routiers, la démolition de friches industrielles, et la création de nouvelles zones d’aménagement (ZAC Isis). Du côté de Sainte-Anne, « les projets avancent également » avec la modernisation de la piscine, de la mairie annexe et de la salle des fêtes, et le lancement prochain des travaux du Bassin Bleu.

Patrice Selly a abordé un autre point crucial, celui de la quasi-gratuité de la cantine scolaire, une mesure adoptée par la majorité municipale lors du dernier conseil municipal. Pour rappel, à partir de septembre, plus de 5.000 enfants inscrits dans les 24 écoles de la commune bénéficieront de cette mesure.

Mais pour l’opposition, le maire fait une communication « mensongère » autour de cette gratuité, estimant que le maire « applique un tarif réduit et non une gratuité ». « En tout état de cause, vous avez des repas qui coûtent au maximum 0,07 centime d’euros, cela ne représente même pas 5 euros à l’année », répond le principal intéressé. Il ajoute : « Oui, ce n’est pas la gratuité complète au sens du dictionnaire comme le dénonce l’opposition municipale, mais nous avons fait ce choix en responsabilité ». Le maire s’est justifié en indiquant que la mise en place d’une gratuité totale entraînerait une perte de 1,8 million d’euros de contribution de la CAF, « affectant ainsi les recettes de fonctionnement de la ville ». « Si les membres de l’opposition estiment que ce choix n’est pas satisfaisant, je les renvoie à interroger les familles dont les enfants sont scolarisés dans les écoles de la ville. Notre décision préserve aussi bien le pouvoir d’achat des familles que les finances de la collectivité », martèle l’édile bénédictin.

 

Saint-Benoit : L’opposition ne croit pas à la « métamorphose » de la ville promue par Selly

 

En ce qui concerne les priorités de la municipalité au niveau des écoles, une enveloppe d’un million d’euros est allouée à la réhabilitation de ces dernières, avec une nouvelle enveloppe prévue pour l’année suivante. La municipalité a également mentionné la volonté de déprécariser les postes d’ATSEM pour améliorer la qualité du service dans les écoles et valoriser le travail du personnel communal.

Dans le domaine social, des efforts supplémentaires seront déployés en faveur du CCAS, avec l’espoir d’une augmentation de l’enveloppe allouée par le Département dans le cadre de son Pacte Département et Territoires, qui prend la suite du PST. Une épicerie sociale sera également mise en place pour soutenir les familles de la commune.

En matière de sécurité, la municipalité continuera son schéma de déploiement de caméras de vidéosurveillance et renforcera les effectifs de la police municipale, avec un objectif total de 20 agents d’ici à la fin du mandat. Des travaux d’éclairage public seront également et en partie externalisés pour répondre aux demandes croissantes de la ville.

« Avec un budget équilibré et des marges de manœuvre retrouvées, la ville poursuit sa profonde mutation. Hier encore, près de 2.000 personnes ont participé aux festivités du Nouvel an tamoul. Avec le retour du marché de nuit, c’est une attente forte de la part de la population bénédictine. St-Benoit revit en matière économique, en matière d’animations et de festivités », conclut Patrice Selly.

Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
17 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

[Communiqué] « L’insalubrité des logements sociaux est un phénomène complexe et multifactoriel »

Karine Lebon annonce une bataille parlementaire cruciale le 22 mai 2024. Celle-ci pourrait contribuer à résoudre la crise du logement social à La Réunion, exacerbée par une forte croissance démographique, des coûts de construction élevés et des procédures administratives complexes. C’est pourquoi la députée de la 2e circonscription de La Réunion a proposé au vote la création d’une commission d’enquête visant à analyser et à remédier à ces problèmes urgents afin d’améliorer les conditions de vie des Réunionnais.

Sigrid Gérardin, n°2 sur la liste PCF aux Européennes : « Porter le projet que vous construirez pour vous et par vous »

Le Parti communiste réunionnais (PCR) a célébré ce samedi son 65e anniversaire sur la place Paul-Vergès à Saint-Denis. Cet événement s’inscrit dans le cadre des élections européennes et a été marqué par un hommage rendu à son fondateur, premier Réunionnais élu au Parlement européen. Le tout en présence de Sigrid Gérardin, n°2 sur la liste PCF conduite par Léon Deffontaines.