Cyrille Melchior défend l’ancrage français et européen de La Réunion

Lors des Assises des Départements de France, le président du Département réaffirme son attachement au modèle départemental. Il appelle également l’État à accorder davantage de confiance aux territoires pour adapter les politiques publiques aux réalités locales.
« Nous voulons protéger, préserver le lien qui nous lie à l’Europe et à la France. » À l’occasion des Assises des Départements de France, Cyrille Melchior défend l’ancrage institutionnel de La Réunion, 80 ans après la départementalisation du 19 mars 1946.
Le président du Conseil départemental met en avant les progrès accomplis depuis cette date, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et du niveau de vie. Mais il souligne aussi la persistance des écarts économiques avec l’Hexagone. Selon les éléments communiqués par le Département, le PIB par habitant reste inférieur d’environ 40 % à celui de l’Hexagone.
Pour Cyrille Melchior, l’éloignement et l’insularité nécessitent des politiques publiques adaptées, ainsi qu’une solidarité renforcée de l’État et de l’Union européenne. Il plaide pour une nouvelle étape fondée sur la responsabilité et la compétitivité.
« Toute évolution institutionnelle serait préjudiciable si elle fragilisait la confiance entre les acteurs locaux, économiques, sociaux et les collectivités ».
Sur le terrain institutionnel, le président du Département estime que « toute évolution institutionnelle serait préjudiciable si elle fragilisait la confiance entre les acteurs locaux, économiques, sociaux et les collectivités ».
Également président de la commission Outre-mer de Départements de France, il insiste sur la place des territoires ultramarins dans la présence française à l’international. « Dans un contexte géopolitique en mutation, les départements d’outre-mer contribuent pleinement au rayonnement de la France dans le monde », affirme-t-il. Leur position géographique constitue, à ses yeux, un atout stratégique pour la France et l’Union européenne.
Cet attachement s’accompagne d’une demande de souplesse dans l’action publique. Cyrille Melchior appelle l’État à « faire davantage confiance aux territoires, en facilitant les mesures d’adaptation et les expérimentations ».
Il défend enfin la place du Département auprès de la population : « Face au risque de fracture institutionnelle, le rôle du Département est essentiel. Collectivité de proximité la plus présente auprès des Réunionnais, il incarne et fait vivre l’identité territoriale. »


