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Que ne faut-il pas faire pour faire taire un voisin bruyant...

Ecrit par Pierrot Dupuy – le lundi 3 janvier 2011 à 23H30

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Il est de tradition de fêter bruyamment le changement d'année. Pas question, pour une fois, de faire respecter toutes les interdictions en matière de bruit : les pétards et autres musiques "boum boum" sont tolérées, jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Oui, mais que faire quand votre voisin, après avoir dansé au son d'une sono installée dans son jardin toute la nuit, décide de laisser sa musique continuer à tue tête toute la journée du 1er janvier?

C'est la situation qui s'est produite dans les hauts de Saint-Denis samedi. Mais pas de chance pour cet amateur de musique à fond la sono, son voisin n'est autre qu'un avocat. Ne trouvant pas le sommeil, victime d'une énorme migraine du fait du tintamarre, et après avoir tenté de raisonner son bruyant voisin, il s'est résolu à appeler Police Secours pour lui demander de faire cesser ce trouble manifeste au voisinage.

Un appel, deux, puis trois... Toujours la même réponse : "Je vous envoie une patrouille quand je le pourrai".

En milieu d'après midi, toujours pas l'ombre d'un policier à l'horizon. Tandis que la musique, elle, continue de plus belle...

C'est en discutant avec un autre voisin qui lui révèle avoir lui aussi téléphoné à la police que le sang de notre avocat ne fait qu'un tour. Autant d'appels sans réponse, ça fait un peu beaucoup ! Il prend donc sa voiture, direction le commissariat de Malartic, pour déposer plainte.

Au comptoir, un brave policier qui n'y est évidemment pour rien, et qui lui affirme péremptoirement que ce type d'incident n'étant pas un délit, il a reçu comme consigne de sa hiérarchie de ne prendre qu'une main courante, et non pas une plainte.

Pas de chance, pour une fois, il n'a pas en face de lui un vulgaire citoyen ignorant les lois, mais un avocat qui connait par définition le droit et qui, excédé, n'a pas envie de s'en laisser compter. Il insiste sur le fait que c'est bien une plainte qu'il veut porter, pour "trouble à la tranquillité par agression sonore", délit prévu par l'article 222-16 du code pénal et réprimé d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende. Il suggère donc fortement au policier d'aller en référer à l'officier de police judiciaire de permanence, ce que ce dernier fait.

A son retour, le policier avoue tout penaud que l'OPJ lui a demandé d'enregistrer la plainte ainsi que d'envoyer une patrouille.

Le calme est revenu dans le quartier aux alentours de 20 heures, probablement à la suite de l'intervention policière.

Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour faire respecter ses droits ! Et que se serait-il passé si ça n'avait pas été un avocat particulièrement au fait des lois et règlements ?

 

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