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Neuf bateaux sri Lankais et plus de 300 candidats à l'asile depuis 2018

En 2018, quatre embarcations battant pavillon sri-lankais, dont un radeau, étaient interceptées au large de nos côtes. En 2019, le nombre de candidats à l'immigration connaissait une forte hausse puisque 192 hommes, femmes et enfants avaient débarqué sur l'île en quête d'un avenir meilleur. Plus de la moitié ont été reconduits à la frontière. Au cours de cette année 2022, un huitième puis un neuvième bateau ont accosté à La Réunion.
Ecrit par Isabelle Serre – le samedi 17 septembre 2022 à 14H54

2018. En quelques mois, cinq embarcations avec des hommes, des femmes et des enfants à bord accostaient sur la côte ouest de notre département situé à 4 000 kilomètres du Sri Lanka.

En mars tout d'abord, six pêcheurs avaient été retrouvés au large de Saint-Gilles à bord d’un radeau de fortune. Tous avaient formulé une demande d’asile.

En octobre, huit pêcheurs, eux aussi Sri-lankais, étaient arrêtés sur la côte ouest de l’île avant d’être reconduits dans leur pays par la Police aux frontières.

Le 26 décembre, un premier bateau de pêche immatriculé au Sri Lanka était arrêté au large du Port ouest avec sept personnes à bord. Tous avaient été reconduits et le bateau, le Roshan, resté à quai avec tout le matériel de pêche à bord, avait pris feu puis coulé.

Quelques jours plus tôt, le 14 décembre, 62 personnes, dont une dizaine de femmes et d’enfants débarquaient avant d'être placés en zone d’attente. Ces migrants avaient été remis en liberté par le tribunal judiciaire de Saint-Denis, au motif que leurs droits ne leur avaient pas été notifiés à leur arrivée sur l’île. Tous ont déposé une demande d’asile auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Pendant ce temps, un nouveau bateau transportant 90 migrants à destination de La Réunion avait été intercepté par la police sri-lankaise.

Le 5 février 2019, l'Imula était aperçu au large des côtes de Saint-Philippe et dirigé vers le grand port maritime où 72 migrants, dont huit femmes et cinq mineurs, avaient débarqué. 10 jours plus tard, un avion Air Austral spécialement affrété reconduisait au Sri Lanka 64 d'entre eux, les huit autres ayant obtenu le droit de déposer une demande d'asile.

182 migrants débarquent en 2019, la vague s'intensifie

Le 13 avril 2019,  à bord d'un septième bateau, 120 migrants sri lankais arrivaient au Port de Sainte-Rose. 34 d’entre eux avaient été admis sur le territoire pour déposer une demande d’asile alors que 86 n'étaient pas admis à demander l’asile en France. Les trois passeurs indonésiens qui se trouvaient sur le bateau avaient été condamnés à de la prison ferme et une interdiction de territoire.

15 jours plus tard, escortés par 62 personnels de la Police et de la Gendarmerie nationale, 60 d’entre eux, dont 3 femmes et 3 enfants, avaient été reconduits dans leur pays d'origine sur un vol spécial, affrété au départ de l’aéroport Roland Garros.

En mai 2019, c'est Mayotte qui se trouvait à son tour concernée par l'arrivée de son premier bateau de Sri Lankais dans la commune de Bouéni. A bord se trouvaient 16 hommes et femmes.

Après deux années de calme plat marquées par les années "Covid", le balai des bateaux en provenance du Sri Lanka allait reprendre en milieu d'année 2022.

Le dimanche 31 juillet, un bateau de pêche une nouvelle fois baptisé Imula accostait au Port ouest avec six supposés pêcheurs à son bord.

En zone d'attente située dans les locaux de la Police aux frontières de Gillot, ils avaient reçu la visite de leurs avocats pour les accompagner dans leur démarche destinée à obtenir l'autorisation de déposer une demande d'asile. Les six passagers ont été autorisés à prolonger leur séjour dans l'attente de l'examen de leur dossier.

Ce jeudi 15 et vendredi 16 septembre 2022, enfin, les autorités françaises se sont préparées à l'accostage d'un neuvième bateau de pêche. L'Imula 0242 avait tout d'abord été repéré par les garde-côtes mauriciens. Le bateau comptait cette fois-ci 46 personnes à bord dont des femmes et des enfants.   Après l'accueil qui va leur être réservé après cette longue traversée, leurs demandes de rester sur le territoire malgré leur situation irrégulière seront examinées au cas par cas dans les prochaines heures. 

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