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L’Ouest réunionnais secoué par une année 2025 intense

Ecrit par N.P – le jeudi 1 janvier 2026 à 16H32

De Saint-Paul à Saint-Leu, en passant par La Possession, l’année 2025 a été marquée par les aléas climatiques, les débats sur l’aménagement et l’environnement, ainsi que les premières manœuvres politiques en vue des municipales de 2026. Retour sur douze mois qui ont profondément marqué l’Ouest de La Réunion.

2025 aura été une année dense et contrastée dans l’Ouest de La Réunion. Entre aléas climatiques, tensions politiques locales, enjeux environnementaux et premiers frémissements de la pré-campagne municipale, les communes de Saint-Paul, Saint-Leu, La Possession et Le Port ont été confrontées à des défis multiples.

Janvier – Entre soulagement et signaux d’alerte

L’année débute sur une note contrastée. À Saint-Paul, la réouverture de la baignade dans la baie marque une avancée attendue, après des années de restrictions liées au risque requin. Un symbole fort pour les habitants comme pour les acteurs touristiques. Dans le même temps, la sécheresse frappe durement les Hauts : les gîtes de la Roche Écrite et du Piton des Neiges se retrouvent à sec, une situation inédite depuis plus de trente ans, qui alerte sur la fragilité des ressources en eau.

Février – La Possession sous le regard sévère de la CRC

Le mois de février est dominé par les rapports de la Chambre régionale des comptes à La Possession. Le projet de front de mer porté par Vanessa Miranville est sévèrement critiqué, tout comme l’opération Moulin Joli, jugée risquée pour les finances communales. Si la CRC reconnaît certaines améliorations dans la gestion de la ville, elle souligne aussi des fragilités persistantes. Ces observations alimentent le débat local et fragilisent l’exécutif municipal.

Mars – Intempéries et infrastructures sous pression

Les intempéries frappent durement l’Ouest. À Saint-Paul, les dégâts causés par le cyclone Garance se chiffrent en millions d’euros, touchant équipements publics et établissements scolaires, comme l’école de la Grande Fontaine lourdement endommagée. Sur le front des infrastructures, l’ouverture annoncée du radier de la ravine des Colimaçons est très attendue, tant cet axe est stratégique pour la circulation dans la microrégion.

Avril – Culture et tourisme au cœur des tensions

À Saint-Leu, le bras de fer entre la mairie et le Département autour du futur musée illustre les tensions entre les deux collectivités. Appartenant au Département, Villèle est devenu l'un des écrins favori du président Melchior, qui rêve de prendre la mairie à la gauche. Dans le même temps, l’ouverture d’un nouveau bureau d’information touristique à La Nouvelle met en lumière la volonté de mieux valoriser Mafate et son patrimoine, malgré les contraintes d’accès et de préservation du site.

Mai – Urbanisme et crise autour du risque requin

Le rejet par la justice du recours contre la ZAC Renaissance III acte une étape importante dans le bras de fer qui opposait des riverains et défenseur de l'environnement à la mairie. Mais le mois est aussi marqué par la colère des écoles de surf, privées de dispositifs de surveillance anti-requin, qui dénoncent une situation mettant en péril leur activité. À Saint-Leu, la mairie tente de justifier ses choix face à une population partagée entre sécurité et usages du littoral.

Juin – Environnement sous tension

Le retour des dispositifs de sécurisation anti-requins à Saint-Leu apaise partiellement les tensions sur le littoral. Mais les inquiétudes environnementales prennent de l’ampleur avec les alertes sur l’état critique des coraux réunionnais, victimes d’un réchauffement des eaux. Dans le même temps, l’annonce d’une possible autorisation de baignade dans certains bassins naturels relance les débats sur la cohabitation entre protection et accès au milieu naturel.

Juillet – Fragilités institutionnelles et réussites individuelles

À La Possession, plusieurs départs au sein de la mairie obligent la maire à s’expliquer et à rassurer sur la stabilité de son équipe. À contrepoint, l’été met aussi en lumière des parcours de réussite, avec deux élèves issus du même lycée de l’Ouest en tête du baccalauréat, symboles d’un territoire qui continue de produire de l’excellence.

Août – Tensions foncières à Saint-Leu

En plein cœur de l’hiver austral, la mairie de Saint-Leu ordonne la remise en état d’une parcelle occupée par le Namasté. Alors que cette façade marquait l'entrée Nord du bourg, un parking remplace désormais le restaurant et les deux bâtiments adjacents.

Septembre – Rentrée sous haute tension et premières ambitions politiques

La rentrée scolaire est marquée par une mobilisation au lycée Évariste-de-Parny à Saint-Paul, où enseignants, parents et élèves dénoncent une organisation chaotique. Sur le terrain politique, Gilles Hubert officialise sa candidature à La Possession, marquant l’entrée progressive de l’Ouest dans la dynamique des municipales de 2026.

Octobre – Projets culturels et vie locale sous surveillance

À Saint-Leu, le report du projet de Maison de la mer suscite interrogations mais aussi du soulagement, face à un chantier très contesté. Le mois est aussi rythmé par l’annonce de nouveaux lauréats du dispositif Békali, destiné à soutenir la création réunionnaise. Dans un registre plus local, la fermeture administrative temporaire du snack du Four à Chaux a fait couler beaucoup d'encre. L'établissement avait été contrôlé par les services de l'Etat et une partie de son personnel n'était pas déclaré.

Novembre – Logement et grands chantiers

À Saint-Paul, l’encadrement des loyers franchit une nouvelle étape, dans un contexte de forte tension immobilière. À La Possession, le début du retrait de l’autopont de la NRL entraîne une réorganisation de la circulation, impactant le quotidien des habitants et des usagers.

Décembre – La politique et l’environnement au premier plan

La fin d’année est marquée par la montée en puissance des ambitions municipales. Thierry Robert affiche clairement ses intentions pour 2026, ravivant les clivages à Saint-Leu. Sur le plan environnemental, la découverte de poissons morts dans le lagon relance les inquiétudes autour de l’anoxie et de la hausse des températures de l’eau, rappelant l’extrême vulnérabilité des écosystèmes de l’Ouest.

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