Saint-Paul : 300 manifestants au lycée Évariste de Parny après une rentrée chaotique

Annoncé sur les réseaux sociaux en début de semaine, un mouvement de protestation d’une partie des élèves s’est déroulé ce matin sur le parvis du lycée Évariste de Parny. Une médiation du rectorat a permis de débloquer la situation afin que les cours puissent reprendre.
À 7h30 ce jeudi matin, près de 300 personnes, élèves, parents d’élèves et professeurs, se sont rassemblées devant le lycée Évariste de Parny à Plateau-Caillou. Tous dénoncent une mauvaise gestion de l’établissement et des problèmes persistants depuis la rentrée.
Ces critiques avaient déjà été formulées dans un communiqué diffusé le 2 septembre par des associations d’élèves et de parents. Ils y dénonçaient des emplois du temps bâclés, avec des horaires non respectés, des erreurs dans les spécialités et options, et des pauses méridiennes réduites parfois à trente minutes seulement. Le texte faisait aussi état d’un climat de mépris et d’incertitude lié à une direction jugée peu à l’écoute, d’une restauration scolaire incapable d’assurer un service satisfaisant, d’une rentrée fragilisée par la suppression discrète d’une classe de Terminale ou encore par des postes non pourvus.

Emplois du temps contestés, dialogue rompu
Les manifestants déplorent enfin un « manque de considération et de dialogue » avec la direction. « La rentrée était il y a trois semaines et j’ai eu mon premier cours d’anglais hier », s’agace Ajay, en classe de terminale. Avec le bac à la fin de l’année, certains futurs bacheliers angoissent de ne pas avoir le temps de couvrir l’ensemble du programme, surtout dans les enseignements de spécialité. « On n’a pas toutes nos heures dans toutes nos disciplines. Et pour rattraper certaines heures, on ouvre le lycée le samedi matin. Les élèves doivent s’y rendre, sans transport scolaire », poursuit Chloé, elle aussi en terminale.
Symbole de cette désorganisation, les terminales en sont déjà à leur troisième emploi du temps, et celui qu’ils ont actuellement n’a toujours pas été confirmé comme définitif. « Pour pallier le manque d’heures, ils ont rajouté des classes plus tôt dans l’après-midi, mais on se retrouve avec seulement 30 minutes pour manger. Avec la cantine qu’on a, ça ne nous laisse même pas le temps de faire la queue », ajoute Inès, élève de terminale.
Si l’établissement a fonctionné au ralenti ce matin, quelques cours ont tout de même eu lieu. Une délégation de dix élèves, deux parents et deux professeurs a été reçue par une équipe de médiation du rectorat.
À la sortie de cette rencontre, les élèves se sont dits « contents car écoutés ». Ils souhaitent laisser du temps à l’administration pour examiner leurs demandes. Les cours doivent reprendre cet après-midi, dans le calme.


