ZAC Renaissance III : le juge des référés rejette le recours des opposants

Le collectif "Protège nout savane" a décidé de poursuivre son combat contre la Zac Renaissance III à Plateau-Caillou devant la justice. Ce mardi 13 mai, ils ont donc défendu leur position lors d'une audience de référé-liberté au tribunal administratif de Saint-Denis, en argumentant que des espèces protégées ne faisaient pas l'objet de mesures compensatoires. Malheureusement, le juge des référés a rejeté leur demande.
Toujours décidé à faire reculer la mairie de Saint-Paul sur son projet d'agrandissement de la Zac de Plateau-Caillou, le collectif "Protège nout savane" n'a pas enterré la hache de guerre malgré la reprise récente des travaux par la SEDRE. Si, pour les opposants, les arguments en défaveur du chantier sont légion (bétonisation d'un espace naturel, disparition d'un espace pastoral ou encore encombrement des accès pour les véhicules particuliers comme pour les transports en commun), c'est bien sur la question environnementale que les opposants au chantier ont choisi d'attaquer.
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En effet, comme à chaque fois qu’un chantier est programmé, des études préalables sont requises pour lancer la construction. Parmi elles figure un volet environnemental, dans lequel est dressée une liste des espèces animales et végétales qui seront impactées par le chantier.
Si des risques pour la biodiversité sont découverts, des mesures compensatoires — jusqu’à une certaine limite — peuvent être prises par le porteur du projet afin de restreindre les conséquences. "Plusieurs espèces que des scientifiques ont trouvées dans la savane ne sont pas sur cette liste. On pensait l'une d’entre elles disparue, et une autre n’était pas non plus sur la liste car elle n’avait pas été observée depuis des années sur l’île. Or, des biologistes les ont redécouvertes sur le site. Or, étant donné que les autorités ne savaient pas que ces espèces étaient présentes, les mesures compensatoires ne les concernent pas. Pour nous, ce n’est pas acceptable. Ces végétaux sont sur la liste rouge des espèces menacées. D’où notre démarche d’agir en urgence via un référé-liberté pour empêcher que les dégâts ne dégradent définitivement la savane", avance le collectif.
Dans la soirée du mercredi 14 mai, les membres du collectif ont annoncé que leur demande était refusée. "Le tribunal a rejeté la requête de l'association, notamment sur le caractère d'urgence de la demande", précise le collectif sur ses réseaux sociaux. "L'action continue, car la plupart des membres de l'association ne souhaitent pas en rester là", conclut le collectif.
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