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Coupe du monde 2026 : l’Espagne terrasse l’Argentine en prolongation et s’offre une deuxième étoile

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 20 juillet 2026 à 06H04
Photos FIFA.

Seize ans après son premier sacre mondial, l’Espagne est de nouveau sur le toit du monde. Dominatrice face à une Argentine longtemps inexistante offensivement, la Roja s’est imposée en prolongation (1-0) grâce à Ferran Torres. Deux ans après son titre européen, elle confirme son règne sur le football mondial.

L’Espagne tient sa deuxième étoile. Dimanche, au MetLife Stadium de New York-New Jersey, la Roja a remporté la Coupe du monde 2026 en dominant l’Argentine (1-0 après prolongation), au terme d’une finale longtemps fermée avant d’être délivrée par Ferran Torres à la 106e minute.

Seize ans après le but d’Andrés Iniesta contre les Pays-Bas lors de la finale du Mondial 2010, l’Espagne a une nouvelle fois eu besoin de la prolongation pour conquérir le monde. Et comme en Afrique du Sud, un seul but aura suffi.

Cette victoire vient couronner une période exceptionnelle pour la sélection espagnole. Championne d’Europe en 2024, elle ajoute désormais un deuxième titre mondial à son palmarès et confirme son statut de référence du football international.

Une domination espagnole longtemps stérile

L’affiche promettait un duel entre deux géants. Elle a surtout donné lieu, pendant une grande partie de la rencontre, à une démonstration de maîtrise espagnole face à une Argentine particulièrement prudente.

Dès les premières minutes, la Roja a pris possession du ballon et installé le jeu dans le camp adverse. Lamine Yamal a rapidement tenté sa chance, avant que Mikel Oyarzabal et Marc Cucurella ne sollicitent à leur tour la défense argentine en fin de première période.

Mais malgré son contrôle territorial, l’Espagne a longtemps manqué de tranchant dans les derniers mètres. En face, les champions du monde 2022 ont surtout cherché à résister, multipliant les duels sans parvenir à inquiéter Unai Simon.

La soirée s’est encore compliquée pour l’Albiceleste avec la sortie sur blessure de Lisandro Martinez avant la pause. Lionel Scaloni a alors tenté de densifier son milieu de terrain en lançant Leandro Paredes dès la reprise. Sans véritable effet.

Messi invisible, « Dibu » Martinez héroïque

Lionel Messi, très peu trouvé par ses partenaires, est resté en marge de la rencontre pendant l’essentiel du match. L’Argentine, incapable de construire ses attaques, a subi une pression espagnole de plus en plus forte.

Dani Olmo, Ferran Torres, Nico Williams ou encore Aymeric Laporte ont successivement tenté de faire sauter le verrou. Mais Emiliano Martinez a longtemps retardé l’inévitable.

Le gardien argentin a multiplié les interventions décisives, notamment devant Ferran Torres et sur un coup franc dangereux de Lamine Yamal dans les dernières secondes du temps réglementaire.

À l’autre bout du terrain, le constat était saisissant : l’Argentine a attendu la 117e minute pour enregistrer son premier tir de la rencontre.

La mission est devenue encore plus difficile lorsque Enzo Fernandez a reçu un second avertissement dans le temps additionnel de la deuxième période, laissant son équipe terminer la rencontre en infériorité numérique.

Ferran Torres délivre toute une nation

La prolongation a prolongé le siège espagnol. Nico Williams a d’abord cru trouver la faille, mais son but a été refusé pour une faute signalée dans la construction de l’action. Mikel Merino a ensuite manqué le cadre de la tête.

Puis est arrivée la délivrance. À la 106e minute, Pedri a adressé un centre repris de la tête par Nico Williams. Ferran Torres, parfaitement placé, a conclu du pied gauche pour enfin tromper Emiliano Martinez.

Un but collectif à l’image de cette Espagne : patiente, technique et fidèle à ses principes jusqu’au bout. Torres a même cru inscrire un doublé quelques minutes plus tard, avant que son but ne soit refusé pour hors-jeu.

L’Argentine se réveille beaucoup trop tard

Dos au mur, l’Argentine a finalement tenté de se révolter dans les ultimes minutes. Lionel Messi s’est enfin montré dangereux et Giovanni Simeone a eu une opportunité d’arracher l’égalisation dans le temps additionnel de la prolongation.

Trop tard. La défense espagnole, impériale tout au long du tournoi, a tenu jusqu’au coup de sifflet final. La Roja termine ainsi cette Coupe du monde avec seulement un but encaissé en huit rencontres, symbole d’une équipe aussi séduisante avec le ballon que redoutablement solide sans lui.

Pour l’Argentine, le rêve d’un deuxième sacre consécutif s’arrête aux portes de l’histoire. Lionel Messi ne soulèvera pas une deuxième Coupe du monde. À l’inverse, une nouvelle génération espagnole, incarnée notamment par Lamine Yamal, découvre déjà les sommets.

Une Roja qui entre encore un peu plus dans l’histoire

Après 2010, l’Espagne décroche le deuxième titre mondial de son histoire. Un trophée qui s’ajoute à ses sacres européens de 2008, 2012 et 2024 et renforce la place exceptionnelle occupée par la Roja dans le football du XXIe siècle.

Le parallèle avec la génération de Xavi, Iniesta et Casillas est désormais inévitable. Comme en 2010, l’Espagne devient championne du monde deux ans après avoir remporté l’Euro.

Et cette équipe ne semble toujours pas avoir atteint ses limites. Invaincue depuis 38 rencontres toutes compétitions confondues, un record annoncé pour une sélection européenne ou sud-américaine, la Roja règne aujourd’hui sur le football mondial par sa maîtrise collective, sa profondeur de banc et une identité de jeu qu’elle n’abandonne jamais.

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