Les ossements retrouvés dans le Tarn sont bien ceux de Delphine Jubillar

Les ossements découverts jeudi dans le Tarn, dans une zone désignée par Cédric Jubillar, sont bien ceux de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Les analyses menées par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont permis de confirmer leur identification, selon une source proche du dossier, citée par plusieurs médias. Cette découverte intervient quelques jours après que Cédric Jubillar a reconnu son implication dans la mort de son épouse et indiqué aux enquêteurs l’endroit où il affirmait avoir dissimulé son corps.
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Après plus de cinq ans de recherches, les ossements retrouvés dans le Tarn ont donc été formellement identifiés comme étant ceux de Delphine Jubillar, née Aussaguel.
Les restes avaient été découverts jeudi sur une exploitation agricole, dans une zone située entre les communes de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, à une dizaine de kilomètres du domicile du couple. Ce secteur aurait été désigné aux enquêteurs par Cédric Jubillar lui-même.
Selon des sources proches de l'enquête citées par les médias nationaux, les premiers ossements auraient été découverts rapidement après le début des recherches. Certains appartiendraient au bas du corps de la victime. Les éléments recueillis ont ensuite été confiés au laboratoire de l'IRCGN, à Pontoise, afin de procéder à leur identification.
Les analyses ont désormais confirmé qu'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar, portée disparue depuis décembre 2020.
Cédric Jubillar revient sur cinq années de dénégations
Cette découverte constitue un tournant majeur dans une affaire judiciaire qui dure depuis plus de cinq ans.
Depuis la disparition de son épouse et jusqu'à son premier procès, Cédric Jubillar avait toujours contesté toute responsabilité. Il a été condamné à l'automne dernier à trente ans de réclusion criminelle. Son procès en appel doit s'ouvrir à partir du 21 septembre.
Mais au début du mois de juillet, le peintre-plaquiste de 38 ans a changé de version. Interrogé le 15 juillet par la présidente de la cour d'assises de la Haute-Garonne, il a confirmé les aveux qu'il avait précédemment formulés auprès de son nouvel avocat, Me Pierre Debuisson.
Selon ce dernier, Cédric Jubillar reconnaît désormais avoir commis “un acte abominable”. Son avocat affirme également qu'il a évoqué devant la justice ses regrets envers ses enfants et la famille de Delphine.
Le 16 juillet, il a ensuite orienté les enquêteurs vers la zone où il affirmait avoir enfoui le corps de son épouse, en leur fournissant notamment un plan établi à partir de ses souvenirs.
Un terrain qui n'avait jamais été fouillé
Les recherches se sont concentrées sur un terrain agricole situé à environ une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, cette zone n'avait jamais fait l'objet de fouilles au cours des nombreuses recherches menées depuis la disparition de Delphine.
Les investigations doivent désormais permettre de déterminer les circonstances précises de la mort de la mère de famille et d'apporter de nouveaux éléments au dossier avant le procès en appel de Cédric Jubillar.
“L'identification clôt le débat sur le sort de Delphine”, a réagi Me Mourad Battikh, avocat de l'oncle et de la tante de la victime. Elle “n'éteint en rien l'exigence de vérité ni la responsabilité pénale qui devra être pleinement examinée devant la cour d'assises”, a-t-il ajouté.
La disparition de Delphine Jubillar, infirmière et mère de deux enfants, avait été signalée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Pendant plus de cinq ans, d'importants moyens de recherche avaient été mobilisés pour tenter de retrouver sa trace.
L'identification de ses ossements met désormais fin à plus de cinq années d'incertitude sur le sort de la jeune femme, tandis que l'enquête judiciaire se poursuit pour établir avec précision les circonstances de sa mort.


