La baignade bientôt autorisée dans les bassins Malheur et des Aigrettes ?

La mise en conformité du captage du bassin Malheur par la régie La Créole, afin d’alimenter le secteur de Saint-Gilles en eau potable, pourrait permettre d’autoriser enfin la baignade dans ce dernier, mais aussi dans le bassin des Aigrettes. Si les travaux se déroulent dans les temps, leur achèvement est prévu pour 2030.
« Comme tout le monde le sait, la baignade est interdite, et c’est une règle scrupuleusement respectée », a rappelé Emmanuel Séraphin lors du conseil communautaire du Territoire de l'Ouest ce mercredi 25 juin. Si ce trait d’humour a fait sourire l’assistance, c’est bien que ce lieu est un endroit privilégié des Réunionnais, qui apprécient la fraîcheur des bassins de l’Ouest.
Pourtant, c’est en raison des différents captages de la ravine Saint-Gilles que les activités humaines sont aujourd’hui très limitées. Or, depuis 2022, le TO a été mis en demeure d’établir « la stratégie mise en œuvre par la régie communautaire, à savoir la substitution du captage d’eau superficielle du puits Bassin Malheur par des forages d’eau souterraine ». Ce changement permettrait de passer du statut d’eau superficielle à celui d’eau souterraine, ne nécessitant plus de traitement par l’usine de potabilisation de Grand-Fond (un simple traitement par chloration étant suffisant pour les eaux souterraines).
Une valorisation touristique à venir
Si les résultats des études lancées par la Créole sont satisfaisants, « les travaux de réalisation des forages d’exploitation pourraient débuter au second semestre 2026 ». Pas moins de neuf forages – voire douze selon les capacités de production – seront nécessaires, annonce le TO. « Les travaux seront donc longs, les forages devant être réalisés l’un après l’autre. La fin des travaux est prévue courant 2030 (concernant la ressource puits Bassin Malheur) », soulignent les équipes de la collectivité.
Si le captage d’eau de surface s’arrête, l’interdiction d’accéder aux bassins devrait logiquement être levée. « Nous n’en sommes pas encore là. Ceux qui y sont allés savent que l’accès est compliqué, avec des éboulements. Mais oui, à terme, on peut imaginer une valorisation touristique de ces lieux », se réjouit Emmanuel Séraphin.
Pour rappel, l’accès aux bassins est formellement interdit, notamment en raison de la dangerosité du sentier. Les accidents sont fréquents, et peuvent être mortels, comme en 2022.


