Les peurs fantasques et le faux combat de Thierry Robert qui va faire perdre La Réunion!
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
LaRéunionEcolo alerte l’ensemble des Réunionnais sur une nouvelle opération médiatico cynique d’un député maire
D’abord juridiquement, la problématique des carrières ne relève pas de la compétence de la commune, mais bien celle du préfet qui a signé le schéma départemental des carrières dans lequel le site de Bois Blanc-Ravine du Trou est bien mentionné en espace carrière. S’il y a référendum local à organiser, cela relève de l’autorité de l’État.
Nous engageons donc une plainte contre cette décision du conseil municipal de Saint-Leu. Nous contestons le caractère local de cette consultation en raison de l’ampleur régionale des chantiers de La Réunion : celui de la nouvelle route sécurisée et de la problématique régionale de l’approvisionnement en matériaux, mais aussi pour l’ensemble des chantiers à venir de l’île.
Si référendum il y a, il devrait concerner la totalité des Réunionnais.
Pour LaRéunionEcolo, cette idée de référendum local qui a un coût non négligeable est encore une hérésie. Les réunionnais ont déjà tranché, il n’y a pas si longtemps en décembre 2015 avec 40% au 1er tour et 52,69% au second tour des régionales. Les Réunionnais ont fait le choix de poursuivre le grand chantier de la nouvelle route du littoral et ne s’attendent pas à être consultés sur des questions de matériaux d’ores et déjà prévus dans le schéma départemental des carrières.
Techniquement et matériellement, La Réunion a besoin de matériaux de construction et les ressources alluvionnaires dans le lit majeur des rivières ne suffiront plus pour les années à venir.
Pendant 40 ans, les prélèvements de sable, de graviers et autres agrégats ont été effectués dans les lits mineurs des cours d’eau. Les associations prétendument écologistes, qui combattent les carrières aujourd’hui ne se sont pas mobilisée contre cette atteinte grave à l’environnement : disparition des zones humides, abaissement de la nappe phréatique, ainsi que des problèmes de qualité de l’eau et de fonctionnement dynamique du cours d’eau avec un enfoncement des cours d’eau qui a résulté du déficit de matériaux solides ayant toujours des conséquences sur la dynamique des flux, solides et liquides perturbant davantage le fonctionnement général de l’écosystème alluvial.
Faut-il rappeler que les contradictions du député-maire de Saint-Leu et de ses acolytes ne feront pas du bien à La Réunion. Le plan logement ne se fera pas s’il n’y a pas suffisamment de ressources en agrégats.
Réduire le besoin de galets à la Nouvelle Route du Littoral est une manipulation évidente pour tromper les Réunionnais et essayer d’en faire un combat politique. La meilleure attitude d’un écologiste sera toujours de trouver le juste équilibre pour le développement de notre Région et la réponse à des besoins clairs - sécuriser une route pour éviter que des humains meurent et protéger la nature.
LaRéunionEcolo appelle vivement l’ensemble des citoyens Réunionnais à se poser les vraies questions : celles des intérêts réels qui poussent ce personnage à agiter des peurs qui ne relèvent aucunement des risques écologiques
LaRéunionEcolo appelle vivement l’ensemble des citoyens Réunionnais à souscrire à la carrière en donnant un avis positif dans le livre de l’enquête publique à la mairie pour éviter d’entrer dans une guerre politique et de se retrouver demain sans possibilité de construire des logements.
Les ressources alluvionnaires en agrégats sont estimées selon le schéma départemental des carrières à 80 millions de tonnes.
Cette ressource non renouvelable se raréfie. Elle est indispensable à l’urbanisation et aux infrastructures induites par la croissance démographique et économique locale. La réduction des ressources s’accompagnera d’une augmentation progressive de leur coût.
Les conditions d’exploitation et d’utilisation des granulats sont aussi à considérer. Elles causent des atteintes à l’environnement et au cadre de vie : dégradation de milieux naturels, poussières, trafic lié aux transports de matériaux, etc.
Les besoins annuels en granulats pour les chantiers de La Réunion (logements, bâtiments publics comme les écoles et les crèches, et autres infrastructures routières) sont évalués à 6,6 millions de tonnes.
Faites le calcul rapidement, nous allons manquer de matériaux de construction dans quelques années. Les coûts des granulats risquent donc de flamber. Et le "gisement"en roches massives est estimé à 100 millions de tonnes. Ce qui nous donnerait de la marge !
Contrairement aux allégations de certains, les normes environnementales strictes doivent être respectées pendant l’exploitation des carrières. Aucune maladie grave n’est liée aux poussières ou aux émanations ne s’est vérifié. Tout se fait dans un strict respect de la législation pour lutter contre les pollutions (bruit, poussières) et les risques sanitaires.
L’intérêt d’une carrière au-delà des "agitations manipulations"c’est aussi l’après carrière c’est-à-dire l’aménagement de nouveaux espaces qui peuvent être de nouveaux quartiers en zone urbaine avec des équipements collectifs (lycées, gymnases) ou pour un aménagement agricoles (nouvelles zones épierrées et irriguées) ou de loisirs (espace verts, zones d’animation touristiques).
LaRéunionEcolo est force de propositions, nous voulons construire La Réunion de 2030.
Pour LaRéunionEcolo,
Le vice-président,
Bourhane Abdallah


