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Le SDF-tyran de l’aéroport n’y mettra plus les pieds

Insultes, incivilités, les employés de l’aéroport Roland Garros ont vécu sous la menace d’un SDF pendant des mois.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 11 octobre 2017 à 11H42
Un SDF mauricien a semé la terreur au sein des employés de l’aérogare pendant deux ans. C’est finalement un des agents d’entretien qui déposera plainte, accompagné par des policiers.

Cet homme qui "dormait sur le parking des voitures de location et faisait sécher son linge dehors" passait ses journées à se balader dans les commerces de l’aérogare, insultant les passants, crachant par terre, posant ses pieds sur les tables des restaurants.

"Il m’insultait, me traitait de sale négro…"

"Il restait aussi quelques fois assis devant les hôtesses d’accueil avec un regard pervers" explique l’agent d’entretien à la barre. "À chaque fois que je passais, il m’insultait, me menaçait et me traitait de sale négro… Moi je suis là pour faire mon travail mais à la longue, c’est stressant !" ajoute-t-il.

Le SDF était connu de la direction, cette dernière ayant même donné la consigne aux employés de "garder leur sang froid" devant les provocations à répétition de l’homme, qui jouit d’un sentiment d’impunité. "On a l’impression que ce monsieur tyrannise le personnel aéroportuaire" observe le Président du tribunal.

"Est-ce que c’est parce qu’il veut retourner à Maurice et qu’on l’en empêche ?"

Placé en garde à vue en 2016, l’homme va également injurier les policiers en charge de son transfert, leur donnant des coups de pieds. "Un comportement qui ne joue pas en sa faveur, d’autant plus qu’il devait être relâché à cause de son traitement pour le coeur. Au final, il n’a jamais été entendu sur les faits.

On ne comprend pas pourquoi ce monsieur se comporte de la sorte" ajoute le Président, qui ironise. "Est-ce que c’est parce qu’il veut retourner à Maurice et qu’on l’en empêche ?"

L’audience ayant été reportée plusieurs fois, le SDF nargue les employés. "Il se baladait en nous disant: je vous ai bien eus, on ne peut rien me faire. Il joue au fou mais il n’est pas bête" observe l’agent d’entretien à la barre.

L’homme ayant quitté La Réunion pour se rendre en métropole, il n’était pas présent à l’audience. Il a finalement été condamné à huit mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve et d’une obligation de soins, avec une interdiction de se trouver à l’aéroport sans raisons justifiées.

 

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