Le cinéaste Oumar N'Diaye arrêté lors de l'expulsion d'un jeune Sénégalais à Paris...
Aucune image à la une trouvée pour cet article.
Oumar N'Diaye était l'invité du Festival international du film d'Afrique et des Iles. Il a quitté la Réunion dimanche soir pour un transit par Paris avant de regagner Dakar.
Lundi matin, à Paris, une fois installé en classe Confort dans l'avion et peu avant le décollage, il voit arriver un jeune Sénégalais que des policiers encadrent en vue de l'expulser vers son pays d'origine. Le jeune n'est visiblement pas d'accord et se débat. Les policiers utilisent des moyens coercitifs, ce qui incite un autre passager, un Français qui a une entreprise au Sénégal, à intervenir pour leur demander un peu de retenue.
Un des policiers, visiblement très énervé, lui adresse des mots très crus avant de le menacer des pires représailles s'il ne se mêle pas de ses affaires. Le ton monte et les deux hommes manquent en venir aux mains. Ce que voyant, le commandant de bord demande à la police d'intervenir pour débarquer les trois "fauteurs de troubles" : le jeune expulsé, l'entrepreneur métropolitain et Oumar N'Diaye.
Les deux derniers sont placés en garde à vue pendant 48 heures et convoqués à comparaitre devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate le lendemain. Et on leur demande 40.000 euros de caution en échange de leur libération.
Oumar N'Diaye prend comme avocat un neveu de Léopold Sédar Senghor et la caution est d'abord ramenée à 15.000 euros, avant de disparaitre totalement, l'avocat ayant mis en exergue les garanties de représentativité des deux personnes.
Mercredi donc, les deux hommes se présentent au tribunal correctionnel, pour la comparution immédiate. Mais, en l'absence du policier, l'affaire est renvoyée au 4 novembre, ce qui signifie que le réalisateur sénégalais devra revenir, à ses frais, du Sénégal s'il souhaite être présent à son procès.
Le comble est que cette histoire a permis de découvrir que le jeune Sénégalais, à l'origine de l'incident dans l'avion, a de son côté été relâché après qu'on ait découvert qu'il avait des papiers en règle au Portugal, et qu'il avait donc tout à fait le droit de se rendre en vacances à Paris pour visiter notre capitale...


