Revenir à la rubrique : Politique

Filière canne: Le PCR attend Hollande au tournant sur les aides après 2017

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 18 juillet 2014 à 05H30

Le PCR attend François Hollande au tournant de la filière canne. La venue du président de la République le 25 juillet, accompagné de son ministre de l'agriculture est l'occasion rêvée pour obtenir des réponses sur sa pérennisation.

A quelques jours de la venue du Président de la République dans notre département, le Parti communiste réunionnais pose le constat d'une "catastrophe économique, sociale, environnementale", si la fin des quotas sucriers n'était pas accompagnée par le "maintien des aides actuelles et l'apport de subventions supplémentaires" pour compenser cette différence concurrentielle future avec le sucre de betterave.

La fin des quotas sucriers qui garantissent un prix d'achat du sucre réunionnais arrive inéluctablement à échéance dans trois ans, sous la pression de la libre concurrence prônée par l'Organisation mondiale du commerce.

"Nous avons un sursis de 36 mois. Et après ?" questionnent Paul Vergès, Maurice Gironcel, Yvan Dejean et Elie Hoarau réunis ce jeudi à Saint-Pierre.

Le scénario d'après 2017 est à ce point dans le flou total que le PCR ne peut qu'alimenter ses inquiétudes des propres doutes du groupe Tereos ici et là dans la presse ces derniers mois et devant la délégation parlementaire à l'outre-mer.

Autre exemple en date : la fermeture annoncée la semaine dernière par le même PCR de l'usine de Bois Rouge, "qui n'a pas été démentie depuis", signale Elie Hoarau. "On nous reproche pourtant de verser dans le catastrophisme", déplorent les membres de la direction du PCR. Yvan Dejean va même plus loin : "après Bois Rouge, ce sera au tour du Gol".

Si le flou persiste, c'est parce que le schéma d'après 2017 fera entrer la canne réunionnaise en concurrence directe avec la betterave, au coût de production moindre. Un différentiel de 240 euros existe entre les deux produits finis.

203 millions d'euros par an pour "survivre"

Afin de combler ce delta, il faudrait, calcule le PCR, 38 millions d'euros d'aides supplémentaires qui viendront s'additionner eux-mêmes aux 75 millions d'euros versés actuellement par l'Union Européenne et les 90 millions de l'Etat. "La survie de la filière, car il s'agit bien de ça", ramènerait donc à 203 millions d'euros par an le montant global des subventions à attribuer. 30.000 emplois sont en jeu ici. Et "25.000 hectares de plantation qui retiennent la terre contre l'érosion".

Quelle est la position du chef de l'Etat sur cette question ? Le PCR, qui se sent trop seul sur cette thématique attend également désespérément "la vérité" de la part des parlementaires socialistes réunionnais détenteurs d'un rapport qui brosse la situation de la filière.

"On ne veut pas entrer dans la polémique mais pourquoi ne veulent-ils pas le rendre public ?" demande Yvan Dejean. Le voyage présidentiel doit lever ses doutes, insiste le PCR.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :