Des nuages sur l'accord de rétrocession des Chagos, après l'élection de Trump ?
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Le journal Le Mauricien s’inquiète dans son édition du jour des possibles retombées de l’élection de Donald Trump sur l’accord entre l’île Maurice et la Grande-Bretagne concernant la rétrocession des îles Chagos.
De nombreuses personnalités républicaines avaient exprimé leur opposition à cet accord, surnommé le "Chagos deal". Leurs voix, peu entendues à l’époque en raison de leur statut dans l’opposition, trouvent aujourd’hui un écho nouveau avec la victoire de Donald Trump à la présidence et la majorité républicaine au Sénat. Cette situation est d’autant plus critique que des figures comme Nigel Farage, leader du UK Reform Party, avaient déjà sollicité le soutien de Trump pour tenter de faire échouer ce projet lorsqu’il avait été initialement annoncé.
Le Mauricien cite un article du quotidien britannique conservateur The Telegraph, publié hier, qui titre : « L’accord sur les Chagos est remis en question après la victoire de Trump ». Bien que peu d’éléments réellement nouveaux soient avancés, le journal souligne que « des Républicains influents avaient mis en garde contre cette décision prise par les travaillistes », tandis que Nigel Farage avait adressé des critiques directes à l’équipe du président élu concernant ce plan.
Selon The Telegraph, Donald Trump serait prêt à bloquer l’accord britannique de rétrocession des îles Chagos, estimant que celui-ci reste en cours de négociation et n’a pas encore été officiellement signé. Le journal rappelle qu’un traité non finalisé ni approuvé peut toujours être abandonné. Il ajoute que « des Républicains influents des deux chambres, le Sénat et la Chambre des représentants, ont critiqué l’accord dès sa présentation », justifiant leur position par la menace qu’ils perçoivent de la République populaire de Chine dans cette zone stratégique de l’océan Indien.
Cependant, The Telegraph concède que « la position personnelle de M. Trump sur cette question reste incertaine ». Si ce dernier venait à émettre des critiques sur le sujet, les chances de voir la Grande-Bretagne signer un traité officiel avec l’île Maurice dans les prochains mois deviendraient très faibles.
Il ne reste qu’à attendre les premières déclarations de Donald Trump sur cette affaire.


