Assassinat de Shana : 30 ans de réclusion contre l’accusé qui voit sa peine confirmée en appel

Rejugé après avoir fait appel de sa condamnation à la peine maximale prévue pour un mineur, le deuxième accusé de l’assassinat de Shana en septembre 2023, à Saint-Pierre, a vu la cour d’assises confirmer la sentence de 30 ans de réclusion criminelle.
Pas de circonstances atténuantes. Comme en première instance, la cour d’assises des mineurs de La Réunion statuant en appel a prononcé la peine maximale prévue par la loi à l’encontre du deuxième assassin présumé de Shana, la lycéenne dionysienne de 15 ans tombée dans un guet-apens mortel en septembre 2023 à Saint-Pierre.
L'excuse de minorité levée
Suivant les réquisitions de l’avocate générale après quatre heures de délibérations, les jurés l’ont déclaré coupable de meurtre avec préméditation et condamné à la peine de 30 ans de réclusion criminelle, comme lors de son premier procès. Une peine rendue possible par la levée de l’excuse de minorité, réclamée par l’accusation.
Elle est également assortie de dix ans de suivi socio-judiciaire avec obligation de suivre des soins, interdiction de détenir une arme pendant 15 ans et l'interdiction d'entrer en contact avec la coauteure du crime, les parties civiles et certains témoins de l'affaire. Il encourrait sept ans de prison en cas d'inobservation de ces mesures.
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Les jurés ont écarté l’hypothèse d’une altération du discernement, évoquée par l'un des experts en raison des « troubles de la personnalité » de l'adolescent, déscolarisé et accro aux jeux vidéos. Des troubles donc, mais pas de pathologie mentale avérée pour celui qui, à l’aide de sa petite amie, avait attiré la victime jusqu’à l’ancienne usine sucrière de Pierrefonds dans l’objectif de lui donner la mort. La défense a toutefois pointé un encadrement familial défaillant comme circonstance atténuante.
Le maximum pour les deux coauteurs
Un verdict attendu par la famille de Shana, qui n’aurait probablement pas compris une peine inférieure alors que l’autre mineure impliquée avait, elle aussi, écopé de la peine maximale. Âgée de 14 ans au moment des faits, la Saint-Louisienne avait été condamnée le 12 septembre 2025 à 20 ans de réclusion par le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle.
Ayant reconnu les faits, elle avait toutefois accepté sa peine et renoncé à faire appel contrairement à son ancien petit ami. Joshua D., qui aura 20 ans le mois prochain, a désormais dix jours pour se pourvoir en cassation.


