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Action Logement ouvre l’accès aux offres locatives sociales à tous les salariés du privé

Dans le cadre d'une expérimentation menée dans l'île, les salariés des entreprises de moins de dix salariés sont désormais éligibles à l'aide à l'accès au logement social proposée par Action Logement.

Ecrit par T.L. – le mardi 05 décembre 2023 à 06H58

Communément connue sous l’appellation de « 1% logement », la Participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC) est une taxe à laquelle sont assujetties toutes les entreprises de plus de 50 salariés et qui permet de financer les différentes aides d’accès au logement proposées par Action Logement.

Jusqu’ici, seuls les salariés des entreprises de plus de dix personnes étaient en mesure de solliciter l’accompagnement d’Action Logement. Depuis le 12 octobre, une expérimentation menée à La Réunion (en vue d’un élargissement à tout l’Outre-Mer) autorise l’ensemble des salariés des entreprises du secteur privé non agricole à bénéficier d’une aide d’Action Logement Services, en l’occurrence l’accompagnement à l’accès à l’offre locative sociale.

L’accès à cette aide spécifique n’a pas été choisi au hasard puisqu’il représente une part importante des demandes adressées à Action Logement selon Naïma Affedas, la directrice territoriale d’Action Logement Réunion. « Plus de 50% des aides que nous attribuons le sont pour des personnes âgées de moins de 30 ans. Cet accompagnement au logement social est essentiel, on pense à tous les jeunes salariés de l’hôtellerie ou de la restauration dans notre territoire, qui souvent travaillent pour de petites structures », insiste Naïma Affedas.

« Les plus grandes difficultés de logement sont pour les petits salaires »

En 2022, Action Logement indique avoir logé 496 ménages et avoir octroyé 4.405 aides et services aux salariés, dont 483 garanties Visale. Partenaire de la SHLMR, Action Logement mentionne aussi 427 logements livrés via le bailleur social et 156 millions d’euros investis pour la production de logements abordables dans l’île.

« À la Réunion, 92% des entreprises ont moins de 10 salariés et les chefs d’entreprises ont un réel besoin de mieux loger pour mieux recruter. Je salue cette démarche expérimentale qui va permettre d’apporter des solutions nouvelles sur le territoire, en lien avec l’ensemble de nos partenaires bailleurs et partenaires locaux », commente Gilles Waro, le président du Comité territorial Action Logement.

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Royal Bourbon
2 mois il y a

J’ai toujours dit qu’un SMICARD célibataire doit pouvoir bénéficier de l’Allocation logement (APL) au même titre que les minimas sociaux ! Au moins lui il bosse !

Car le loyer représente en principe le tiers du salaire, par conséquent, s’il se voit attribuer un F2 à 600 € sans l’APL, il lui reste 600 € pour vivre avec toutes les charges : EDF, Eau, essence peut-être, la bouffe et j’en passe. Il n’y aurait pas de différence entre lui et un RSA.
Ils devraient même bénéficier d’un logement social et qu’on arrête de les insulter « qu’ils dépassent le plafond ! ».
On voit dans l’Hexagone des situations dramatiques où des SMICARDS ont élu domicile leur véhicule car il leur est impossible de rentrer dans un logement, surtout à Paris !

Evidemment, notre Monarchie ne fait aucun effort pour améliorer la vie des salariés aux bas salaires !

Et quant à la classe moyenne dite majoritaire, c’est là où elle taxe un max pour faire fonctionner le système !

Et on protège fiscalement la classe des riches ceux qui commencent avec un salaire de 6000 €/mois sous prétexte qu’ils vont vouloir se barrer dans des pays aux avantages fiscaux plus favorables.

babafigue
Répondre à  Royal Bourbon
2 mois il y a

Allez sur le site de la caf et faite une simulation en temps que jeune salarié de moins de 10 salariés et vous allez voir que c’est déjà la cas depuis longtemps ! No Problem

bond- age
2 mois il y a

« En matière économique, voici les chiffres de vérité qui nous conduisent à la faillite. Dites-vous bien que le gouvernement aux abois n’a plus que deux solutions :
– Se résigner à une baisse du niveau de vie généralisée pour ne plus emprunter.
– Ou bien opérer un hold-up sur les avoirs des Français, épargne et immobilier.
Des chiffres, très loin des fanfaronnades de Le Maire, que nous livre Nicolas Baverez :
– La dette publique est passée de 20% du PIB en 1980 à 112% en 2022, soit 3050 milliards.
– Chaque citoyen est endetté de 45 000 euros alors que le salaire annuel est de 39 300 euros.
– La dépense publique atteint 58,2% du PIB.
– La croissance moyenne était de 3,7% dans les années 1970, elle est de 0,2% depuis 2010.
– Le chômage n’est jamais redescendu sous la barre des 7% et remonte vers 8%.
– En 2023, la France a emprunté 285 milliards d’euros.
– Le déficit public est de 4,9% du PIB, soit environ 140 milliards.
– Le déficit commercial est de 100 milliards en 2023.
– La croissance est inférieure à 1% et les perspectives sont mauvaises.
– Depuis 2019, notre productivité a chuté de 5%.
– Les taux d’emprunt qui étaient à zéro en 2022 sont remontés à 4%.
– La charge de la dette que nous payons à nos créanciers, étrangers pour la plupart, va passer de 40 milliards en 2021 à 80 milliards en 2027.
– En 2027, les intérêts de la dette engloutiront les 3/4 de l’impôt sur le revenu.
– Hors charge de la dette, l’État affiche un déficit primaire de 3% ( solde recettes – dépenses )
– Par conséquent, la dette ne peut qu’exploser et atteindre 140 ou 150% du PIB.
– Partout en Europe la dette baisse et représente 88,6% du PIB dans la zone euro.
– Nos prélèvements obligatoires atteignent 48% du PIB ( 41,2% pour la zone euro ).
– Notre budget social, record mondial, pèse 34% du PIB.
– Le déficit de la France sera le plus élevé de la zone euro en 2024, alors que des pays comme l’Irlande ou le Portugal sont en excédent budgétaire.
Nous allons donc subir un choc financier majeur qui va entraîner une crise politique comme on le voit en Argentine. Car notre dette n’a pas servi à investir pour l’avenir mais a payé les dépenses de fonctionnement.
Et Macron n’a rien trouvé de mieux que d’embaucher 148 000 fonctionnaires depuis 2017 malgré un État déjà pléthorique.
Depuis 2017, il a augmenté la dette de 750 milliards, entièrement gaspillés dans le “quoi qu’il en coûte” au lieu de moderniser le pays et d’investir dans la réindustrialisation.mailforyou.info

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