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5e circonscription : Jean-Hugues Ratenon défend son bilan et répond aux critiques

Jean-Hugues Ratenon, député sortant de la 5e circonscription de La Réunion et candidat à sa réélection aux côtés de sa suppléante, Flavie Annette, a profité d'un point presse ce mercredi pour défendre son bilan parlementaire et répondre aux accusations de ses détracteurs. Face à ceux qui l'accusent de ne pas avoir de bilan à présenter, Ratenon a vanté son activité à l'Assemblée nationale et a adressé de vives critiques à l'encontre de la Plateforme réunionnaise dirigée par Ericka Bareigts.

Ecrit par S.I. – le mercredi 26 juin 2024 à 20H42

Jean-Hugues Ratenon n’a pas mâché ses mots pour réfuter les accusations de ses adversaires. « Certains disent que je n’ai pas de bilan, mais si on regarde de près, je fais partie des cinq meilleurs députés ultramarins sur les 28 en termes d’activité parlementaire », a-t-il déclaré. Le député sortant a précisé qu’il est le deuxième député ultramarin en termes d’amendements adoptés, avec 29 amendements pour un total de 720 millions d’euros, même s’il reconnait que les multiples 49.3 enclenchés par le gouvernement Borne « ont posé problème à notre travail ». « Je suis par ailleurs intervenu 175 fois au sein de l’hémicycle, 149 fois en commission et j’ai cosigné et fait adopter 547 amendements », poursuit-il.

« Nous avons réussi, souvent seuls, mais aussi avec d’autres collègues, à faire avancer de nombreux dossiers malgré l’opposition du gouvernement », a-t-il ajouté, citant notamment les coefficients géographiques pour les hôpitaux comme l’une de ses réussites ou encore son soutien à l’adoption de l’IVG dans la Constitution.

 

Ratenon laisse Selly « à ses cauchemars« 

 

Interrogé sur les critiques de Patrice Selly, maire de Saint-Benoît, qui l’avait une nouvelle fois accusé lors du meeting d’Anne Chane-Kaye-Bone Tavel de préparer les municipales de 2026 tout en sollicitant des votes pour les Législatives, Jean-Hugues Ratenon a été cinglant. « Patrice Selly vit un cauchemar à cause de ses propres déboires, notamment avec la SPL Estival et les scandales autour des employés communaux. Sa gestion du personnel communal laisse totalement à désirer », a-t-il estimé.

Il conseille à Patrice Selly de se concentrer « sur l’amélioration de la situation de sa commune » plutôt que de critiquer ses adversaires. « Je le laisse avec ses cauchemars, qu’il ne compte pas sur moi pour créer des conditions pour qu’il dorme mieux ». Et à ceux qui l’accusent de sectarisme, Jean-Hugues Ratenon assure qu’il a soutenu tous les projets du territoire Est, « comme l’expérimentation du dispositif « Territoire zéro chômeur » à la Plaine-des-Palmistes, la création d’un nouveau giratoire à Bras-Panon ou encore l’attribution du COROM à Saint-Benoit ». 

 

« Ericka Bareigts n’a aucune leçon à donner« 

 

Jean-Hugues Ratenon n’a également pas épargné la Plateforme réunionnaise dirigée par Ericka Bareigts, qui a refusé de le soutenir dans sa circonscription. Selon lui, la première secrétaire fédérale du Parti socialiste a eu un comportement « totalement malhonnête et irresponsable ». Il a rappelé que Ericka Bareigts avait été élue députée en 2017 avant de se présenter aux Municipales de 2020, puis aux Régionales de 2021, critiquant son « manque d’engagement » dans ses mandats. « Pire qu’elle, il n’y a pas. À chaque élection, elle a préparé l’élection d’après et à aucun moment, elle a accompli pleinement son mandat de députée ou de maire », poursuit-il.

Jean-Hugues Ratenon en a profité pour mettre son travail en avant par rapport à l’ancienne députée de la 1ère circonscription. « En comparaison, j’ai fait voter 29 amendements en deux ans, tandis qu’elle n’en a fait voter qu’une dizaine en trois ans. Elle n’a pas de leçons à donner », a-t-il martelé.

Le député sortant a conclu en appelant à soutenir le Nouveau Front populaire, qu’il présente comme une alternative pour la France et les Outre-mer, « avec un programme correspondant aux attentes des Réunionnais« .  Il a comparé la situation actuelle à celle de 1936 avec le Front populaire et de 1981 avec François Mitterrand, soulignant l’urgence de mettre en place un nouveau projet pour le pays. « Nous avons la possibilité d’avancer de manière significative. Cette élection est cruciale », a-t-il insisté.

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