Cérémonies religieuses : Jean-Jacques Morel dénonce un “diktat” à Sainte-Rose

Jean-Jacques Morel, responsable du RN 974 et conseiller régional, réagit aux arrêtés pris par le maire de Sainte-Rose, Michel Vergoz, interdisant deux cérémonies privées prévues dans la commune. Il dénonce une décision injuste et appelle au respect des traditions religieuses et familiales réunionnaises.
La polémique autour des cérémonies interdites à Sainte-Rose prend une tournure politique. Après les réactions d’associations culturelles et religieuses, c’est au tour de Jean-Jacques Morel, responsable du RN 974, de prendre position contre les arrêtés municipaux pris par Michel Vergoz.
Dans un communiqué intitulé “Cérémonies religieuses : non au diktat !”, Jean-Jacques Morel estime que le maire de Sainte-Rose “a tort” en interdisant deux cérémonies religieuses privées prévues ce week-end dans sa commune. Il considère que ces célébrations “participent à l’harmonie” de La Réunion et apporte son “soutien total” aux deux familles concernées.
Deux cérémonies interdites par arrêté
La décision municipale concerne deux cérémonies privées. La première devait se tenir du 16 au 19 juillet dans la cour d’un logement du lotissement Adrien-Payet, à Piton Sainte-Rose. Il s’agit d’une cérémonie tamoule organisée dans un cadre familial. La seconde, prévue samedi 18 juillet dans un autre secteur de la commune, concerne une autre cérémonie privée.
La mairie justifie ces interdictions par des plaintes de voisinage et par des nuisances sonores jugées importantes et répétées lors de précédentes cérémonies. Michel Vergoz affirme de son côté que la liberté de culte n’est pas remise en cause et que le sujet porte sur des troubles à la tranquillité publique.
Cette lecture est contestée par plusieurs acteurs. La famille concernée par la cérémonie tamoule réfute l’ampleur des nuisances qui lui sont reprochées et dit souhaiter une médiation. Des associations ont également dénoncé des décisions jugées brutales ou disproportionnées.
Jean-Jacques Morel défend les traditions
Dans son communiqué, Jean-Jacques Morel reconnaît que des nuisances peuvent gêner certains voisins, mais estime que ces célébrations familiales traditionnelles ne sont pas quotidiennes. Il considère qu’une fête, qu’elle soit cultuelle ou non, peut entraîner “quelques inconvénients” pour le voisinage, sans que cela justifie selon lui une interdiction.
Le responsable du RN 974 cite notamment “la fête de Karli pour les Tamouls” et défend les éléments visibles des traditions réunionnaises, comme “les tambours, la marche sur le feu et les colliers d’œillets d’Inde sur les façades des temples tamouls”. Pour lui, ces pratiques font partie des visages du vivre-ensemble réunionnais.
Jean-Jacques Morel invoque également la loi de 1905, qui garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. Il juge qu’il n’est “ni raisonnable, ni sérieux, ni juste” d’imposer une décision qui, selon lui, blesse les familles concernées.
Un dossier devenu sensible à Sainte-Rose
À Sainte-Rose, le dossier dépasse désormais le simple cadre d’un conflit de voisinage. La mairie estime que les tensions durent depuis plusieurs années et demande notamment à la SEMAC, bailleur du logement concerné, d’aller au bout des procédures engagées autour de la construction d’une petite chapelle et des nuisances dénoncées par des riverains.
Michel Vergoz affirme vouloir faire respecter la tranquillité des habitants et soutient que la liberté de culte doit s’exercer dans le respect des règles. Les familles et associations qui contestent les arrêtés demandent, elles, davantage de dialogue avant toute mesure d’interdiction.
Jean-Jacques Morel rejoint cette demande en appelant à privilégier “le dialogue et l’écoute”. Le RN 974 appelle, sous sa plume, “au respect de nos traditions”.


