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Aide à mourir : comment les sept députés réunionnais ont voté à l'Assemblée nationale

Ecrit par Julien Delarue – le jeudi 16 juillet 2026 à 09H34

L'Assemblée nationale a définitivement adopté, ce mercredi, la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. À La Réunion, six des sept députés ont voté en faveur du texte. Seul le député RN Joseph Rivière s'y est opposé.

L'Assemblée nationale a définitivement adopté, ce mercredi 15 juillet, la proposition de loi instaurant un droit à l'aide à mourir. Le texte a recueilli 291 voix pour, 241 contre, tandis que 29 députés se sont abstenus et 16 n'ont pas pris part au vote.

Lire aussi : Qui pourra demander l'aide à mourir ? Délai, maladie, "réflexion"... Ce que prévoit la nouvelle loi

Cette réforme sociétale, parmi les plus marquantes du second quinquennat d'Emmanuel Macron, ouvre, sous des conditions strictes, la possibilité d'un recours à l'aide à mourir pour des personnes majeures atteintes d'une affection grave et incurable, provoquant des souffrances réfractaires aux traitements.

À La Réunion, le vote a très largement penché en faveur du texte. Six parlementaires ont apporté leur soutien à la proposition de loi :

Un vote libre au sein des groupes politiques

Contrairement à de nombreux textes, les groupes parlementaires avaient laissé la liberté de vote à leurs élus sur cette question de conscience.

La majorité des suffrages favorables est venue des rangs de la gauche, qui a fourni plus de la moitié des votes pour. Une partie importante des députés du centre et du groupe LIOT a également soutenu le texte, malgré des positions parfois très partagées selon les formations politiques.

À l'inverse, la droite et le Rassemblement national se sont majoritairement prononcés contre la réforme. Si quelques élus RN ont voté en faveur du texte au niveau national, la très grande majorité du groupe s'y est opposée.

Un dernier passage devant le Conseil constitutionnel

Si le Parlement a désormais tranché, le parcours législatif n'est pas totalement achevé. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel sur plusieurs dispositions du texte, notamment le délai de rétractation accordé aux patients, la situation des majeurs protégés et l'obligation faite aux établissements médico-sociaux de permettre la mise en œuvre de l'aide à mourir.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a également annoncé son intention de saisir les Sages. Le Conseil constitutionnel disposera d'un mois pour se prononcer sur la conformité de la loi à la Constitution.

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