Mamy Ravatomanga dénonce une persécution orchestrée depuis Madagascar après son arrestation à Maurice

Proche de l’ancien président Andry Rajoelina, l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga affirme être victime d’une persécution politique orchestrée depuis Madagascar, après son arrestation à Maurice pour détournement de fonds et blanchiment d’argent. Hospitalisé depuis plusieurs jours, il est désormais placé sous surveillance policière, une situation qu’il dénonce comme “une violation de ses droits fondamentaux”.
Mamy Ravatomanga a saisi la Cour suprême de Maurice pour contester l’ordonnance de gel de ses avoirs bancaires, émise le 15 octobre 2025 à la demande de la Financial Crimes Commission (FCC), indique le média Top FM Mauritius. Cette mesure concerne également son épouse Ramy Nivo Haingonirina Rakotoniary ainsi que deux sociétés mauriciennes.
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“Une affaire politique importée à Maurice”
Pour l’homme d’affaires, cette procédure s’inscrit dans un contexte politique tendu à Madagascar. Pour sa défense, Mamy Ravatomanga met en avant une enquête du Parquet national financier (PNF) ouverte en 2015 pour fraude fiscale et blanchiment, et classée 2023 “faute d’éléments suffisants”.
Selon lui, la FCC s’appuie aujourd’hui sur les mêmes accusations, ce qui constituerait une violation du principe selon lequel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement pour les mêmes faits.
“Les transferts bancaires évoqués concernaient des dépenses personnelles et familiales. Rien d’illégal n’a été commis”, plaide-t-il.
“Je suis sous surveillance sans mandat judiciaire”
Hospitalisé à Maurice, Mamy Ravatomanga dénonce également les conditions de sa garde. “Je suis sous surveillance policière à l’hôpital, sans mandat judiciaire. C’est une atteinte directe à mes droits fondamentaux”, affirme-t-il.
Il rappelle par ailleurs qu’il détient le statut de consul honoraire de la Côte d’Ivoire et de la Serbie, fonctions protégées par la Convention de Vienne sur les relations consulaires, et estime que ce statut devrait lui permettre de regagner Abidjan.
La Cour suprême de Maurice doit désormais examiner son recours contre le gel de ses avoirs. L’enquête de la Financial Crimes Commission se poursuit, tandis que l’homme d’affaires dénonce ce qu’il considère comme une chasse politique exportée au-delà des frontières malgaches.


