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La petite subit des sévices sexuels pendant 10 ans, le ti-père condamné

Ces deux derniers jours, la cour criminelle avait à se prononcer sur une affaire de viol sur mineur de 15 ans. Les faits qui se sont produits sur une période allant de 1982 à 1992, sont particulièrement atroces.

Ecrit par zinfos974 – le mardi 17 décembre 2019 à 17H19

À cette époque, Lynda D. a tout juste 5 ans quand le nouveau compagnon de sa mère, Hubert Nicolas T., né en 1951, commence à abuser d’elle. Il lui avait fait retirer sa culotte pour la regarder et l’avait ensuite pénétrée d’un doigt. Si elle ne se souvient plus exactement quand, elle a le souvenir qu’il avait plus tard utilisé un préservatif pour la pénétrer sur le lit. Elle explique aux enquêteurs qu’elle a subi ensuite toutes les sortes possibles de pénétrations et d’actes sexuels possibles durant une dizaine d’années. 

Le beau-père ne s’arrête pas là pour autant. La petite fille et son frère, qui a un an de plus qu’elle, ont également subi des violences tout au long de leur enfance. Brimades et coups de ceintures sont quotidiens. Le beau-père les élève à l’ancienne comme il aime à le dire. Possédant un commerce, il les fait travailler au magasin dès qu’ils ne sont pas à l’école, les réduisant quasiment à un état d’esclaves à son service. 

Totalement détruits par cette enfance particulièrement difficile, les deux enfants sombrent dès l’adolescence dans l’alcool et le zamal. Lynda, complètement détruite, trouve finalement le courage et la force de déposer plainte à l’encontre de son bourreau le 3 juin 2013. Elle expliquera qu’un mois avant son dépôt de plainte, elle est allée voir son beau-père et avait tout raconté devant sa mère. Il avait nié en bloc. Le beau-père est alors placé en garde à vue. S’il finit par reconnaître les faits de violence, l’homme de 68 ans nie tout abus sexuel sur Lynda et son frère. Il ressort libre, placé sous contrôle judiciaire. Une ouverture d’information est ordonnée par le magistrat en charge du dossier. 

Le 13 février 2018, le juge d’instruction prononce la mise en examen de Hubert Nicolas T. et le renvoi pour devant la cour d’assises pour des faits de viols sur mineurs de 15 ans avec la circonstance que les faits sont commis par une personne ayant autorité. Présenté devant la cour criminelle depuis le lundi 16 décembre pour deux jours d’audience, c’est donc libre que Hubert Nicolas T. s’est présenté devant les cinq magistrats en charge de le juger.

L’avocat général a requis, ce mardi 17 décembre une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Hubert Nicolas T. qui n’a pas de casier judiciaire. Reconnu coupable des faits de viols par la cour criminelle, l’accusé a été condamné à une peine de 12 ans de réclusion. Alors qu’il n’a jamais connu la détention provisoire tout au long de cette interminable procédure – le dépôt de plainte à été fait en 2013 – Hubert Nicolas.T s’est vu décerner un mandat de dépôt et sera écroué ce soir. Selon nos informations, il a l’intention de faire appel devant la cour d’assises. 

 

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